Dossiers › Présidentielles 2011

21 candidats retenus pour les présidentielles et déjà des protestations

De nombreux recours ont été déposés par les partis politiques

UPC : La difficulté de se conformer aux délais
Plusieurs partis de l’opposition camerounaise, ont manifesté leur intention de saisir la cour suprême suite à la publication vendredi 09 septembre dans la soirée, de la liste des candidats retenus pour des élections présidentielles qui auront lieu dans un peu moins d’un mois. « Dans le traitement des dossiers, de candidature, ELECAM a fait montre de malice. Normalement, les délais de constitution des dossiers arrivant à son terme un weekend, ils auraient du être reportés de deux jours, pour compenser le temps du weekend. Compte tenu de ce qu’il nous manquait juste une pièce des impôts dont l’administration ne travaille pas le weekend, le conseil aurait dû tenir compte de ce que cette situation qui ne dépend pas des candidats est intervenue, et que la convocation du corps électoral s’est faite de manière brusque. Nous irons à la cour suprême, et c’est elle qui décidera », a déclaré un des responsables de l’Union des Populations du Cameroun (UPC) d’Augustin Frédéric Kodock. La même source révèle aussi que, lorsqu’il fallait recevoir l’argent de la caution, l’administration s’est montrée moins rigoureuse, allant jusqu’à antidater le jour de délivrance de la quittance. Ce sera la première fois depuis le retour en 1990 du multipartisme au Cameroun, que l’UPC manquera à une élection présidentielle.

La loi et la pratique, contre le règlement
Fokam Azu’u, le président du conseil électoral d’ELECAM, en charge du dossier des candidatures, fait une interprétation différente du délai imparti pour le dépôt des dossiers. « Suivant le décret présidentiel, il s’agissait des jours francs, et non des jours ouvrables. Donc la date de cinq jours butoir était le dimanche 4 septembre » a-t-il fait savoir face à des journalistes qui lui ont posé la question. Selon la loi et les pratiques administratives camerounaises cependant, lorsqu’un délai administratif survient un jour férié ou un jour de weekend, il est automatiquement repoussé au premier jour ouvrable. Si le juge du contentieux électoral reçoit effectivement cette requête, il devra statuer sur la question fondamentale de savoir si une disposition spéciale d’un décret présidentiel, peut déroger à une disposition légale, renforcée par la pratique institutionnelle. Cette première sortie d’ELECAM conforte certains observateurs qui jusqu’aujourd’hui, doute de sa capacité à organiser les élections de manière impartiale. « Ce problème de la confusion des délais participe tout simplement de la malice du pouvoir politique en place qui est au service d’un régime et qui fait tout pour le maintenir aux commandes », a commenté pour sa part Eric Mathias Owona Nguini, un critique très connu de la scène politique camerounaise.

D’autres candidats ont aussi annoncé leur intention de recourir à la cour suprême ou l’ont déjà fait. Louis Tobie Mbida, fils d’André Marie Mbida, le tout premier chef du gouvernement camerounais, est de ceux là. Pour participer à ces élections, il est revenu au Cameroun début septembre 2010, répondant à l’exigence légale de séjourner au Cameroun au moins 12 mois avant les élections. Le motif du rejet de sa candidature n’est pas connu. Une situation qui l’amène dans un communiqué, à s’interroger de nouveau sur la crédibilité d’Elections Cameroun. Autre protestation, celle du Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (MANIDEM). Dans un communiqué rendu public le samedi 10 septembre, il utilise le mot « Provocation », parlant de la décision d’ELECAM de ne pas retenir son candidat. « Nous ne prenons pas à la légère cette tentative de déstabilisation et nous en tirerons toutes leçons et toutes les conséquences. Le MANIDEM est tenté de dire : ELECAM, ça commence bien » peut-on lire dans le communiqué. Dans l’après-midi de dimanche 11 septembre, le parti a annoncé avoir déposé son recours auprès des juridictions compétentes. 21 candidatures sur 52 déclarées au départ, sont désormais concernées par les élections présidentielles du 09 octobre prochain. Parmi elle, celle de Paul Biya au pouvoir depuis 29 ans, mais aussi celles de John Fru Ndi (SDF) Adamou Ndam NJoya(UDC) et Jean Jacques Ekindi (MP), à la tête de leurs partis respectifs depuis une vingtaine d’années aussi. Les autres candidats sont soit des transfuges de certains grands partis, soit des inconnus de la scène politique. A l’exception de Garga Haman Adji(ADD), tous les autres potentiels candidats du Grand Nord du Cameroun se sont alliés à Paul Biya

21 candidats retenus pour les présidentielles au Cameroun
Gaby photo)/n



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