Politique › Judiciaire

Cameroun: le procès en appel d’Ahmed Abba s’ouvre jeudi

Ahmed Abba, photo d'illustration © Droits réservés

En instance, le correspondant de RFI en langue haoussa avait écopé de dix ans de prison pour non dénonciation des actes de terrorisme.

Le journaliste Ahmed Abba sera de nouveau à la barre dans le cadre du dossier qui l’oppose à l’Etat du Cameroun pour des faits de terrorisme. Demain jeudi 17 août 2017, va s’ouvrir son procès en appel devant la juridiction du Mfoundi, compétente pour entendre de tels recours. Au terme de cette nouvelle procédure, ses avocats espèrent faire annuler la condamnation de dix ans de prison prononcée contre Ahmed Abba pour «non-dénonciation de terrorisme» et «blanchiment des produits du terrorisme».

Pendant toute la durée de son procès en appel, Ahmed Abba pourra compter sur le soutien d’un collectif que lance ce mercredi l’Ong Reporters sans frontière. Le groupe, actuellement composé d’artistes de renom tels que Tiken Jah Fakolyv, Salif Traoré, dit Asalfo, milite pour la libération du journaliste accusé de s’être trop souvent retrouvé sur les lieux des attentats.

D’autres personnalités sont engagées aux côtés de Reporters sans frontière, notamment Hervé Bourges, l’ancien directeur de Radio France Internationale; Denise Epoté, la directrice Afrique à TV5 Monde ; Abdourahman Waberi, un écrivain djiboutien et «Docteur Meddy», un caricaturiste tanzanien

Le bal des soutiens à Ahmed Abba avait été lancé par un groupe de journalistes et d’artistes qui avait lancé une pétition sur Facebook pour demander la libération de leur confrère. En début d’année, des associations de journalistes de quinze médias français s’étaient à leur tour réunies pour la cause dont l’Agence France-Presse, Le Monde, Libération, Alternatives économiques, Radio France de France 2 et iTélé et BFMTV.

 


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