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Les efforts du Cameroun pour la défense des droits de l’Homme passés au scanner à l’Onu

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Le représentant permanent du Cameroun auprès des Nations unies était devant le Comité de l’Onu contre la torture les 08et 09 novembre 2017, pour présenter la situation des droits de l’Homme dans le pays.

Anatole Fabien Marie Nkou a prĂ©sentĂ© le cinquième rapport du Cameroun sur les mesures prises par le pays pour appliquer la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dĂ©gradants. Ladite convention, entrĂ©e en vigueur le 26 juin 1987, engage les Etats parties Ă  prendre des mesures lĂ©gislatives, administratives et judiciaires pour empĂŞcher la pratique de la torture dans leurs territoires,  quelles que soient les circonstances  ; à veiller Ă  ce que tous les actes de torture constituent des infractions; à n’expulser, ni refouler ou extrader une personne vers un autre Etat oĂą il y a des motifs sĂ©rieux de croire qu’elle risque d’ĂŞtre soumise Ă  la torture…

Anatole Fabien Marie Nkou a répondu aux questions des experts du Comité portant notamment sur la crise anglophone,  les allégations d’exécutions sommaires et d’existence de lieux de détention secrets et de charniers, dans le contexte de la lutte contre Boko Haram ; les comparutions de civils devant des tribunaux militaires, l’incrimination de la torture, les conditions carcérales au Cameroun,  les violences basées sur le genre ; les mutilations génitales féminines ; l’abrogation de la disposition du Code pénal exemptant de poursuites pénales l’auteur d’un viol qui se marie avec la victime ; les entraves au travail des défenseurs des droits de l’Homme ainsi qu’à celui de la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés; la liberté de la presse, etc.

Il était accompagné de représentants des ministères des Relations extérieures et de la Justice, ainsi que de la Délégation générale à la Sûreté nationale et de la Gendarmerie nationale.

Il ressort du rapport présenté jeudi, que le Cameroun a intensifié ses actions contre la torture et les autres atteintes à l’intégrité des personnes, sur le plan juridique, avec la ratification du Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant, qui traite de l’implication d’enfants dans les conflits armés ; les Conventions de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre le terrorisme et sur la protection des personnes déplacées.


Le Code pénal renforce, depuis 2016, la protection de l’intégrité morale et physique des personnes, y compris celle des femmes et des enfants, à travers de nouvelles incriminations contre les mutilations génitales féminines, le harcèlement sexuel et la traite des personnes. Le Code pénal est, en outre, favorable à la lutte contre l’impunité des auteurs d’actes de torture, a indiqué Anatole Fabien Marie Nkou.

Au niveau institutionnel, le Cameroun a créé, en 2016, une commission chargée d’indemniser les personnes placées de manière abusive en détention ou en garde à vue. Des centres d’appel et des cellules spécialisées ont également été créés au sein des unités de police pour l’accueil et l’orientation des femmes victimes de violence, a précisé le représentant camerounais aux Nations unies.

Contre la surpopulation carcérale, le fonctionnaire international a dit que l’Etat du Cameroun s’efforce de limiter la durée des détentions préventives et d’accélérer, grâce à des augmentations d’effectifs de magistrats, l’instruction des dossiers. De nouvelles prisons ont été construites, le système de santé en prison a été arrimé au système de santé national et des mesures sont prises pour l’encadrement des réfugiés.

Le ComitĂ© adoptera ultĂ©rieurement ses observations finales sur le rapport du Cameroun et les rendra publiques Ă  l’issue d’une session prĂ©vue le 06 dĂ©cembre prochain.

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