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250.000 emplois en 2014: la répartition des «insertions»

Invité à la radio nationale pour donner les détails sur les données du discours du chef de l’Etat, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle a livré quelques explications, complexes.

Le 10 février 2011, le président de la République du Cameroun a annoncé le recrutement de 25.000 jeunes à la fonction publique. Deux ans après, c’est un président très optimiste qui a multiplié ce chiffre par 10 pour annoncer les emplois potentiels qui verront le jour en 2014. Paul Biya a évoqué en effet 250.000 emplois pour l’année en cours tandis qu’en présentant le bilan pour l’année écoulée, il a indiqué qu’en 2013, 225.000 jeunes ont pu trouver un emploi.

Invité de la radio publique nationale, Crtv, dans l’après-midi du 12 février pour donner d’amples explications sur l’origine de ces chiffres ainsi que les secteurs d’activité qui ont pu absorber tous ces jeunes, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle (Minefop), Zacharie Perevet, a expliqué comment son département ministériel a mené le décompte. Sur la méthode, le ministre a indiqué que les tâches ont été réparties entre deux organismes : l’Institut national de la statistique pour les études techniques et le Minefop pour les études administratives. S’agissant de la répartition des emplois pour l’année 2013, Zacharie Perevet a détaillé les secteurs comme suit : 8000 emplois créés «dans les grands chantiers» ; 164.000 dans les entreprises privés des secteurs primaire, secondaire et tertiaire ; 5000 à 5500 dans les entreprises parapubliques et les établissements publics ; 10.000 pour les projets d’investissement public ; 26.000 pour les administrations publiques, 10.000 à 10.500 pour les administrations privées. Ce qui fait un total de 224.000, peut-être plus « puisque nous étions au mois de novembre 2013 », a indiqué le ministre.

Pour les estimations de l’année 2014, selon le Minefop, les emplois pourraient provenir sensiblement des mêmes secteurs : 9000 à 10.000 pour « les grands chantiers » ; 180.000 insertions dans les entreprises privées des secteurs primaire, secondaire, tertiaire ; 5000 au sein des entreprises parapubliques et des établissements publics administratifs ; 30.000 insertions dans les administrations publiques ; 15.000 dans les administrations privées ; 20.000 « à peu près » pour les projets d’investissements publics. A la fin de l’interview, le ministre a donné un détail qui rend moins évidente la compréhension qu’on peut avoir de ces emplois. Zacharie Perevet a relevé avec insistance : «Je dis bien : ce sont des insertions ! Nous ne parlons pas de stock d’emploi. Vous comprenez ce que ça veut dire ? Parce que dans une entreprise, il y a des gens qui entrent et ceux qui sortent. Avec les autres moyens que nous aurons, nous pourrons faire prochainement les stocks en matière d’emploi réel. » En mettant en exergue le fait que les insertions concernent ceux qui entrent sur le marché de l’emploi pour leur première fois.

des insertions pas des stocks d’emploi, a relevé le ministre.
un.org)/n



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