Politique › Institutionnel

2lections: Le gouvernement craint-il un regain d’insécurité?

C’est ce qui semble ressortir du premier jour de la rencontre entre le ministre de l’administration territoriale et les gouverneurs de régions

Le spectre de l’insécurité a plané lors de la première rencontre des gouverneurs de régions au Cameroun avec le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation qui a débuté le 23 juillet 2013 à Yaoundé sur le thème «défis sécuritaires et enjeux électoraux». S’adressant à ces gouverneurs, Réné Sadi a «prescrit» à ces représentants de l’Etat de placer le double scrutin du 30 Septembre prochain sous le prisme de la sécurité maximale. Les gouverneurs ont pour mission d’assurer la sécurité des candidats mais aussi et surtout celle du processus électorale dans son ensemble. Le ministre a aussi donné une autre mission aux gouverneurs, celle d’encadrer les préfets nouvellement désignés. «Une république exemplaire passe par des hommes et des femmes au comportement exemplaire », a expliqué monsieur Sadi. Un message qui a parfois été reçu de manière spéciale chez de nombreux représentants de l’Etat dans les régions. «La région du Littoral est particulièrement interpellée par le thème de cette rencontre. Le littoral c’est une longue façade maritime et il a un rôle à jouer dans le dispositif de sécurité maritime du pays», a déclaré Joseph Beti Assomo Gouverneur de la région du Littoral qui abrite la capitale économique du pays Douala, mais sans qu’on ne comprenne vraiment le lien direct entre la piraterie maritime et les élections au Cameroun.

Pour de nombreux observateurs de la scène politique Camerounaise, le choix de parler de sécurité aux gouverneurs de régions avant les élections n’est pas un hasard. Les frustrations qui découlent des investitures notamment au sein du RDPC le parti au pouvoir ont clairement montré que les risques d’implosions et par la suite d’explosion sont réels. Le gouvernement ne communique pas clairement sur le niveau des enjeux sécuritaires pour ces élections mais semble se mettre sur ses gardes. L’enlèvement de 7 français dans la région de l’extrême nord qui a défrayé la chronique en début d’année, indique la difficulté qu’il y aura à contrôler les frontières. Dans la région de l’Est qui accueille de nombreux réfugiés centrafricains, de nombreuses informations font Etat de la circulation d ‘armes, notamment celles vendus par des réfugiés de RCA proche du président déchu Bozizé François. Le gouverneur de la région minimise les faits, pourtant pas moins de 3 missions du ministère de la défense se sont rendues sur les lieux. Une exacerbation de colère peut aussi très facilement embraser la localité. Les premières anticipations sont attendues avec la publication des listes de candidats retenus pour les deux scrutins.


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