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50 ans après «I have a dream», Obama dans les pas de Luther King

Des milliers de personnes assistent ce mercredi après-midi au discours du président américain Barack Obama pour la commémoration

Un demi-siècle après le célèbre discours de Martin Luther King, «I have a dream», Barack Obama doit s’exprimer ce mercredi à Washington (Etats-Unis) à l’endroit même où le pasteur baptiste noir américain avait fait part de son «rêve» au monde entier. Accaparé ces derniers jours par la guerre en Syrie, le président américain est attendu par des milliers de personnes vers 15 heures (20 heures en France) sur les marches du «Lincoln Memorial», dans le centre de Washington, sur les traces de «MLK». Le premier président noir des Etats-Unis a l’intention d’y «célébrer ce qui a été accompli par tous ces gens grâce auxquels nous sommes là aujourd’hui», a-t-il expliqué mardi à une radio américaine.

Le 28 août 1963, Martin Luther King avait rassemblé près de 250 000 personnes pour exprimer son souhait de relations apaisées entre les communautés. Ces mots sont gravés sur les marches du monument à l’endroit précis où il avait prononcé son allocution, à l’orée de la promulgation des lois sur les droits civiques en 1964 et 1965. Ce texte est «peut-être l’un des cinq meilleurs discours dans l’histoire des Etats-Unis. Et les mots qu’il a prononcés à ce moment-là, alors que les enjeux étaient si élevés, et la façon dont il a saisi les espoirs et les rêves d’une génération tout entière, sont à mon avis sans égal», a pousuivi le président. Face à l’immense esplanade du Mall, à l’autre bout de laquelle il a été investi deux fois à la présidence, Barack Obama compte également rappeler «qu’il y a encore du travail à accomplir».

Samedi 24 août 2013 déjà, des dizaines de milliers de personnes ont participé aux commémorations de la «marche sur Washington», lors desquelles des militants présents à l’époque du discours de King se sont exprimés et ont salué les avancées. Mais «le travail n’est pas fini, le voyage n’est pas terminé!», a prévenu le fils du pasteur. Dans ce contexte, le discours du premier président américain noir est très attendu.

Le 24 août 2013 à Washington D.C.

leparisien.fr)/n

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