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50 ans de la RCA: Instantanés d’une présence en terre camerounaise

De fait, l’ambassade de la RCA à Yaoundé organise une série d’activités festives et intellectuelles, sur plusieurs sites

En effet, le pays du général – président François Bozizé a accédé à la souveraineté internationale le 13 août 1960, sous la férule de Barthélémy Boganda. Et la proclamation de cette indépendance a eu lieu le Ier décembre de la même année. Moment exceptionnel s’il en est. Les dirigéants actuels de la RCA marquent d’une pierre blanche ces noces d’or. Des festivités sont organisées autant en RCA que dans les représentations diplomatiques du pays à travers le monde entier. Le Cameroun n’est pas en reste. De fait, l’ambassade de la RCA à Yaoundé organise une série d’activités festives et intellectuelles, sur plusieurs sites, dans le but de mobiliser et raviver la flamme patriotique du million de centrafricains installés sur le sol camerounais. On ne l’oubliera pas, le cinquantenaire de la RCA au Cameroun se déroule dans un contexte marqué entre autres par l’attaque (couronnée par une mort d’homme) du consulat général de la RCA à Douala. Saissisant le prétexte de cette célébration, le journal INTEGRATION, fort de son slogan – la tribune des communautés étrangères au Cameroun – propose à ses lecteurs quatre pages sur la présence centrafricaine au Cameroun. Il s’agit en fait de plusieurs instantannés dans les domaines politique, diplomatique, économique, culture et social. Une façon bien spéciale de montrer les liens qui unissent ces deux pays frères. Bonne fête.

Après les événements du 03 novembre au consulat de la RCA, Douala dans le collimateur de Bangui
M. Bonguimalé, le président de la Commission électorale indépendante de la RCA, a fait le 23 novembre 2010 le bilan de l’attaque du consulat centrafricain installé dans la capitale économique du Cameroun, avant de s’envoler pour Lomé. Deux jours après, le ministre de la défense de la RCA, le directeur général de l’immigration, le procureur de la République et quatre commissaires de police arrivaient de la capitale centrafricaine. Selon des sources introduites, le mouvement va se poursuivre dans les prochaines heures. Le général -président Francois Bozizé veut collecter le maximun d’informations pour décider, entre autres, si les centrafricains de Douala iront aux urnes le 23 janvier prochain.

Il est 11h à l’aéroport international de Douala ce mardi 23 novembre 2010. Le consul général de la République Centrafricaine (Rca) à Douala est au fret de l’aéroport. En plus de vouloir envoyer un colis dans son pays, il attend avec toute son équipe l’arrivée du président de la Commission électorale indépendante (Cei) de la République Centrafricaine envoyé par le chef de l’Etat Francois Bozizé. « Il vient faire l’état des lieux. C’est à lui de déterminer si les centrafricains de Douala vont voter ou pas le 23 janvier 2011 prochain. Il va également nous donner le message du président centrafricain », affirme le consul. A 12h30, l’avion transportant M.bonguimalé aterri à l’aéroport. Vêtu d’un costume de couleur noir, avec des lunettes de même couleur, il descend du Boeing sous forte escorte policière. Il est accueilli par le consul et le président du comité local de la Cei.

Le président national de la Cei a un regard ferme. Il laisse entrevoir de petits sourires à chaque salutation. Après les salutations, il regagne une voiture de marque Mercedes de couleur noire. Le cortège constitué de quelques voitures du consulat de la RCA se dirige vers un hôtel de la place pour une séance de travail avec ses collaborateurs en service à Douala. 15h, fin de la réunion. M. Bonguimalé descend sous escorte et entre dans sa voiture. Marcelin Yalemende, le président de l’antenne Cei de Douala se refuse à tout commentaire: «Pour l’instant, je ne peux faire aucune déclaration, parce que je n’ai reçu aucune autorisation de le faire». Les autorités du consulat de la Rca de Douala se montrent toujours discrètes. « Nous sommes tenu à un droit de réserve. C’est la République centrafricaine qui s’occupe désormais du dossier », affirme l’un des proches du consul. Aucune information précise au sujet de l’ordre de jour de la rencontre avec l’émissaire de Bangui ne filtre. Le président national de la Cei centrafricaine quitte Douala dans l’après – midi de cette même journée du 23 novembre 2010, à destinatin de Lomé au Togo. Bon à savoir: toutes les fiches d’inscription sur les listes électorales auraient été détruites le 05 novembre 2010, au cours d’une attaque sanglante du consulat. L’annulation des élections à Douala n’est donc pas à exclure. Le consulat de la RCA reste fermé. Les opérations d’inscription auraient dû s’achever le 11 novembre 2010 dernier. Aucune information n’est donnée pour l’instant au sujet de la suite du processus électoral. La visite éclair de M. Bonguimalé à Douala aura permis au consul général d’annoncer qu’il est à la recherche d’un nouveau bâtiment susceptible d’abriter le consulat. « Tout a été saccagé dans l’actuel siège. Nous voulons un bâtiment où on sera plus en sécurité. Par mesure de prudence, je travaille chez moi en attendant », confit- il.

Deux jours plus tard, une autre mission conduite par le ministre de la défense centrafricain – le colonel Francis BOZIZE – débarque à Douala. Elle est encadrée par l’ambassadeur de la RCA au Cameroun. Cette délégation se distingue surtout par sa composition: « le colonel Francis BOZIZE, ministre de la défense, le général WANDE, le général GAMBI, le colonel LEMBE, Directeur général de l’Immigration, le procureur de la République, et quatre (04) commissaires de police ». Suffisant pour susciter la polémique.  » Cette mission est venue demandée notre enlèvement et notre extradition du Cameroun » dénoncent des centrafricains se présentant sous la casquette de réfugié à Douala. Des sources crédibles à l’ambassade de la RCA à Yaoundé expliquent: « Le président de la République Centrafricaine multiplie les missions pour collecter le maximun d’informations nécessaire à la prise des décisions ». En attendant, c’est le branle-bas général chez les centrafricains de Douala. Une chose est sûre: rien ne sera plus comme avant pour eux.

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