Politique › Institutionnel

A Yaoundé, des Camerounais marchent contre Boko-Haram

La «Grande marche patriotique» de «soutien» aux forces armées et aux populations de l’Extrême-Nord a eu lieu samedi en matinée au boulevard du 20 mai, en présence de certains membres du gouvernement

«Non à Boko Haram ; non à la barbarie, non à l’intolérance», pouvait-on entendre ce samedi matin, au boulevard du 20 mai à Yaoundé, sur un podium aménagé pour donner écho à la «Grande marche patriotique». Une invite à l’unité autour d’un objectif commun, salué par la foule. Le Comité d’organisation de la marche a rappelé qu’à travers cet acte, il était question de montrer la solidarité de tous les Camerounais avec les populations de l’Extrême-Nord ainsi que les soldats engagés sur le front dans le septentrion, y compris ceux du Tchad.

Des citoyens camerounais mais aussi Tchadiens ou Ivoiriens – selon les drapeaux qui étaient agités – ont pris part ce samedi, 28 février, à la «Grande marche patriotique» organisée par le Collectif «Unis pour le Cameroun». La manifestation, dite «en soutien» aux forces de défense et aux populations de l’Extrême-Nord qui font face à l’épreuve des attaques de Boko Haram, a eu lieu au Boulevard du 20 mai à Yaoundé. Les participants ont pris le départ à 8h00, partant du rond-point de la Poste centrale, pour se diriger à l’autre bout du boulevard du 20 mai, près de l’Hôtel Hilton, à un jet de pierre des services du Premier ministre.


Journalducameroun.com / Eugène C. Shema)/n

Le chef du gouvernement camerounais lui-même n’y était pas présent, mais on a aperçu le président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguie Djibril; et une dizaine de ministres dont le ministre des Sports et de l’Education physique, Adoum Garoua ; le ministre délégué à la présidence en charge de la Défense, Edgar Alain Mebe Ngo’o ; le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma ; le ministre délégué à la présidence chargé du Contrôle supérieur de l’Etat, Henri Eyebe Ayissi ; le secrétaire d’Etat à la Défense en charge de la gendarmerie nationale, Jean Baptiste Bokam; le ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, Grégoire Owona.

Des ambassadeurs accrédités au Cameroun ont également été aperçus à la marche ainsi que des imams et des musulmans.


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Bain de foule
Grégoire Owona s’est autorisé un bain de foule à la fin de l’événement, vers 8h50min, en effectuant, pendant un quart d’heure, un footing sur la place du boulevard du 20 mai, suivi par une cohue de jeunes criant à tue-tête: «Grégoire, Grégoire!».

Le départ des membres du gouvernement, a été aussitôt suivi par le départ d’une partie des manifestants.

Vers 09h00, le Collectif Unis pour le Cameroun demandait aux autres manifestants de se «disperser».

Malgré la polémique née de la date retenue pour la marche, le 28 février, présentée par des activistes comme une volonté de voiler la commémoration des «martyrs» des émeutes de la faim de février 2008, la «grande marche patriotique» a bel et bien eu lieu. Mais il faudra reconsidérer à la baisse le niveau de mobilisation souhaité. Les 50.000 manifestants projetés n’auront pas été atteints, la moitié voire le tiers encore moins.

Voir la galerie photos de la marche du 28 février


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