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Abus sexuels présumés en Centrafrique: des soupçons de faux témoignages

Un document confidentiel de l’ONU met en doute la véracité d’un grand nombre de cas d’abus sexuels commis en Centrafrique par des Casques bleus et des soldats français de Sangaris

Un document confidentiel de l’ONU met en doute la véracité d’un grand nombre de cas d’abus sexuels commis en Centrafrique par des Casques bleus et des soldats français de Sangaris. Des témoins auraient été incités à fournir de faux témoignages en échange d’une compensation financière, selon cette note interne à l’ONU.

Le document jette le trouble sur un scandale qui agite l’ONU depuis maintenant près de deux ans en Centrafrique. Selon cette note confidentielle, qui se base sur l’enquête concernant les 150 accusations d’abus sexuels lancée entre mars et juin dernier contre les contingents gabonais et burundais de la Minusca, mais aussi les forces françaises de Sangaris déployées à Dékoa, la moitié ne reposent sur aucune preuve formelle. Seul un cas sur cinq serait parfaitement incontestable et concerne des cas d’exploitation sexuelle, notamment en échange de nourriture.

Le mémo va plus loin en affirmant qu’un véritable système de pots-de-vin organisé par une ONG locale a été mis en place, incitant les femmes et les jeunes à produire de faux témoignages, qui semblent [i« mémorisés d’avance »], assure l’ONU, pour obtenir une compensation financière de la part de l’UNICEF.

Cet ultime rebondissement fait à nouveau tache aux Nations unies, accusées d’abord de ne pas contrôler ses Casques bleus sur le terrain et maintenant de ne pas être capable de mettre en place un système d’enquête rigoureux.

Patrouille de la Minusca à Bangui, le 14 septembre 2015.
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