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Accès à l’eau potable: Les autorités annoncent une réduction prochaine des rationnements

Au terme d’une visite sur le site de réhabilitation de la station de traitement de la Mefou elles ont fait savoir que les travaux étaient bouclés à 90%

Des autorités Camerounaises proches du projet de réhabilitation d’une des stations de potabilisation d’eau qui alimente la ville de Yaoundé ont annoncé à des journalistes au cours d’une visite du site des travaux, que l’ouvrage sera bientôt opérationnel, permettant de réduire le déficit en eau dont souffrent les populations de la capitale camerounaise. Je pense qu’en fin octobre (2013), les essais de mise en service vont commencer pour l’usine de la Mefou. Et vers la fin d’année, l’ensemble des 50 000 mètres cubes devraient arriver à Yaoundé a indiqué Felix Ngompa le directeur général adjoint de la Cameroon Water Utilities (Camwater) l’entreprise publique en charge de la construction des infrastructures d’approvisionnement en eau. Toujours selon ce responsable, en dehors des 50 000 m3 de la Mefou, la station d’Akomnyada vers la localité de Mbalmayo et qui produit déjà 100 000 m3 d’eau va être renforcée. Il y a des projets en cours. Notamment, l’augmentation des capacités à Akomnyada. Le marché vient d’être signé. Les travaux vont commencer dans les mois qui viennent. Et on passera à 130 voire 150 000 mètres cubes à Akomnyada, a-t-il ajouté. Dans les propos des responsables une fois les travaux de la Mefou terminés, couplés au renforcement des capacités de la station d’Akomnyada, les problèmes d’eau que connaissent la ville de Yaoundé seront réduit.

Des affirmations qui au regard de l’évolution de la problématique d’approvisionnement en eau dans les villes du pays semble d’avantage proche du slogan. La statistique d’un besoin de 300 000 mètres cubes attribuée à la ville de Yaoundé et sur laquelle repose l’ensemble des projets d’adduction d’eau ne semble pas correspondre à la réalité actuelle et surtout futur. Ce chiffre est utilisé par l’administration depuis 2009 et des experts estiment que la situation a du évoluer depuis lors. D’un autre côté, la ville de Yaoundé soutenue par des Bailleurs de fonds mais aussi plusieurs investissements privés est en train de connaitre un gros processus d’urbanisation pour laquelle l’adduction en eau potable est une nécessité. La situation est telle que les populations ont été poussée à la résignation. Dans de nombreux quartier de la ville, l’eau n’est plus arrivée dans les ménages depuis de très longues années. En 2006, le gouvernement camerounais a finalisé l’opération lancé depuis 1997 de privatisation de l’ancienne société nationale des Eaux du Cameroun. Une opération qui était censée apporter plus d’efficience et d’efficacité. Deux entités en sont nées, la CDE confié à des marocains, et la Camwater géré par les camerounais et chargé de construire els infrastructures. Le bilan de cette privatisation est très mitigé, mais sur le terrain les populations crient au scandale. Il est à rappeler que selon des études menées par la FAO le Cameroun possède un des premiers réservoirs d’eau souterraine et d’eau de surface en Afrique, et pourtant à peine 10% de la population a accès à une eau véritablement potable.

Difficile accès à l’eau potable à Yaoundé
planfrance.org)/n
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