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Affaire Ahmed Abba: la France espère une suite de procédure favorable

Le Quai d’ Orsay dit avoir appris avec préoccupation la condamnation de dix  ans de prison infligée lundi au correspondant de RFI.

Le ministère français des Affaires étrangères et du Développement international optimiste après la condamnation du journaliste Ahmed Abba pour non-dénonciation des actes de terrorisme et blanchiment des produits de terrorisme. Dans une réaction rendue publique à la suite de l’audience tenue lundi, 24 avril 2017, le Quai d’Orsay a déclaré «espérer que la suite de la procédure permettra au journaliste camerounais de recouvrer la liberté».

La défense d’Ahmed Abba a entamé mardi la procédure pour interjeter appel de la sentence de dix ans d’emprisonnement et 56 millions de F CFA d’amende rendue lundi par le Tribunal militaire de Yaoundé. Ces derniers sont soutenus par la France qui reprécise «son attachement au respect des libertés fondamentales, dont la liberté de la presse», selon le porte-parole dudit ministère, Romain Nadal.

Cette sortie du Quai en faveur du journaliste Ahmed Abba est effectuée alors que d’autres journalistes camerounais, les nommés Baba Wamé, Rodrigue Tongue et Félix Cyriaque Ebolé Bola, sont poursuivis  pour non-dénonciation des actes de terrorisme. La France a jusqu’ici gardé silence sur ce dossier.

Le 06 décembre dernier, le ministre français Jean Marc Ayrault avait proclamé le soutien de la France à Ahmed Abba, qui, selon lui, «ne faisait que son travail». «Nous n’avons pas cessé de multiplier les interventions auprès des autorités camerounaises, nous allons encore le faire ces prochaines heures, car nous souhaitons effectivement sa libération », avait-il déclaré sur l’antenne de RFI.



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