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Affaire Ahmed Abba: le juge rejette l’expert requis par le ministère public

Par cette décision, le Tribunal militaire a accédé à la demande faite le 05 octobre par le conseil de la défense. Le juge a désigné deux experts pour examiner les scellés

Le conseil de la défense d’Ahmed Abba se dit «satisfait» de la tournure qu’a pris mercredi, 19 octobre 2016, le procès du correspondant RFI en langue haoussa. Et pour cause le tribunal a accédé à trois des quatre demandes qu’ils ont formulées le 05 octobre au sujet d’un expert qu’avait requis le commissaire du gouvernement le 24 février 2016.

La défense constituée de Me Charles Tchoungang et Me Clément Joel Nakong demandait à la Cour : de frapper de nullité l’acte de réquisition portant désignation d’un expert commis le 24 février 2016 par le commissaire du gouvernement, à l’insu de la défense ; d’interdire la comparution dudit expert, Bell Bitjoka spécialisé en cybercriminalité, en qualité de témoin unique de l’accusation ; d’interdire le recours au rapport d’expertise produit par ce dernier. Et par conséquent d’acquitter Ahmed Abba et d’ordonner sa libération.

Sur ces points, le tribunal s’est prononcé en faveur de la défense pour ce qui concerne les trois premières requêtes énoncées. Il rejette cependant la libération du journaliste, pour motif «d’insuffisance de preuves».

«Pour l’avocat que nous sommes, nous sommes satisfaits prace que le droit a été dit et bien dit. La décision qui a été rendue ce matin sonne comme un rappel à l’ordre. Mon confrère et moi nous sommes satisfaits de cette décision qui le (Ahmed Abba) rétablit dans sa dignité en tant que citoyen. Ce qui fait que désormais il est à armes égales avec la poursuite pour la suite du procès. Nous nous sentons extrêmement à l’aise dans le fait qu’il faille affronter l’expert car le dossier est vide. Nous sommes sortis de quinze mois d’obscurantisme pour voir le reflet de la lumière vers le respect du Code pénal et du Code de procédures pénales», a déclaré Me Tchoungang.

Le conseil de la défense considère cette décision comme une victoire obtenue sur des vices de formes. Il se dit « satisfait » de l’ouverture des débats de fonds.

Mardi, le juge Edou a désigné Bell Bitjoka et un autre spécialiste de la cybercriminalité pour examiner les scellés en possession desquels Ahmed Abba avait été trouvé au moment de son interpellation. Il s’agit de d’une unité centrale, d’une clé USB, d’un téléphone portable, d’un GPS, de certains documents.

Les concernés disposent d’un mois pour présenter leur rapport d’expertise. A partir du 07 décembre 2016, date de la prochaine audience, ils vont devoir défendre leurs conclusions au cours des interrogatoires et contre-interrogatoires menées par les deux parties.

Ahmed Abba est en prison depuis un an. Il est accusé de «complicité d’actes de terrorisme» et de «non-dénonciation d’actes de terrorisme», dans le cadre de sa couverture des attaques de Boko Haram.

Ahmed Abba, corrspondant de RFI en langue haoussa
Droits réservés)/n


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