Société › Faits divers

Affaire des neuf enfants disparus de Malimba: Trois personnes condamnées

Le tribunal de première instance d’Edéa a rendu son verdict un an après les faits, qualifiés à l’époque de «pratiques de sorcellerie»

Le tribunal de première instance d’Edéa a rendu son verdict le 07 novembre dernier, dans le cadre de l’affaire des neuf enfants disparus de Malimba au mois d’août 2013, dans le département de la Sanaga Maritime, région du Littoral. «Benjamin Edongue, chef du village Bolunga à Malimba dans le département de la Sanaga Maritime, André Ekodè Ngalle et François Eboumbou (des notables du chef, ndlr) écopent de deux ans de prison», rapporte le quotidien Mutations dans son édition de mardi, 11 novembre.

D’après le président des jeunes du village Bolunga, que cite le journal: «Manyaka Madeleine, 52 ans, qui a disparu dans la forêt en allant chercher du bois avant de retrouver l’un des enfants, le Nigérian soupçonné d’un trafic d’enfants, les sieurs Edimo Henri et Ndengué Christian, fils dudit village, auraient été acquittés».

L’affaire qui trouve un dénouement judiciaire remonte au 30 août 2013. Au cours de cette journée, aux environs de 08h30, neuf enfants d’un âge variant entre 7 et 13 ans, tous vivant dans le village de Bolounga, canton Malimba-Océan, dans l’arrondissement de Mouanko, département de la Sanaga Maritime, région du Littoral, s’étaient rendus dans une forêt jouxtant leur village, pour y rechercher des escargots à vendre, afin de préparer leur rentrée scolaire qui devait avoir lieu le lundi 02 septembre 2013.

Sorcellerie
Inquiets de ne pas voir les enfants revenir dans l’après-midi, les parents décidèrent d’alerter les populations du village. Après une battue infructueuse, les autorités administratives et les forces de sécurité s’y engagèrent également, sans grand succès. Sur la base de témoignages recueillis, les premiers interrogatoires visèrent la personne de Benjamin Édongué, chef du village, et ses deux notables, Antoine Ndonda et André Ékodé Ngallé. Par la suite, d’autres personnes furent interpellées. L’une d’entre-elles, Christian Ndengué, désigna Madeleine Manyaka, 52 ans, une habitante du village Bolounga.

La dame avait ramené le premier enfant, la petite Carine Ihowe au village. C’est elle qui avait par la suite, selon la version de Christian Ndengué, indiqué l’endroit précis où se trouvaient les sept autres enfants sur les huit restants. Informés, les forces de sécurité avaient retrouvé ces sept enfants à Bolounga, situé à six kilomètres environ de Mouanko. Le ministre de la Communication avait parlé à l’époque de «pratiques de sorcellerie». Le seul qui n’a jamais été retrouvé à ce jour, c’est Eugène Moanguéle (âgé de 12 ans au moment de sa disparition). D’après le quotidien Mutations, une cérémonie en hommage à cet enfant a été organisée le 31 août 2014 dans son village par ses proches.


colegiobeka.com)/n


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