Politique › Institutionnel

Affaire Lydienne Eyoum- Abah Abah: Verdict le 11 septembre

Le Tribunal a écouté les dernières plaidoiries des accusés hier. Lydienne Eyoum, Polycarpe Abah Abah et Me Baleng Maah seront bientôt fixés sur le détournement présumé de 1,07 milliards de F CFA

Les débats ont été clos mardi, 19 août 2014, au Tribunal criminal spécial (TCS) dans ce qu’il est convenu d’appeler désormais l’affaire Lydienne Eyoum. L’avocate est poursuivie en co-action avec Polycarpe Abah Abah, ancien ministre des Finances et Me Baleng Maah, huissier de justice, pour le détournement de 1,07 milliard de F CFA. Ils seront fixés sur leur sort le 11 septembre 2014.

Dans cette affaire qui date de 1994, la principale accusée est Lydienne Yen Eyoum, avocate et conseil du ministre des Finances durant une quinzaine d’années avant son interpellation le 8 janvier 2010. Elle a déjà passé plus de cinq ans en prison dans le cadre de catte affaire. Dans les faits, le procès est né d’un recouvrement des fonds de la liquidation de l’ex-Oncpb, logés à la Société générale de banques du Cameroun (Sgbc) aujourd’hui Société générale Cameroun.

Me Eyoum avait été alors constituée comme conseil par le ministère des Finances pour récupérer 3,6 milliards de F que la Banque était supposée détenir par devers elle et qu’elle devait restituer à l’Etat. Après des péripéties, des actions en justice, la banque sera sommée de restituer 2,155 milliards de F CFA à l’Etat. Lydienne Eyoum recouvrera cet argent par un pouvoir spécial accordé par le ministre des Finances de l’époque, Abah Abah. Sommes à partir desquelles, l’avocate retiendra de son gré 1,077 milliard à titre d’honoraires et considéré par la justice comme un détournement de biens publics.

Les avocats de Polycarpe Abah Abah ont toujours plaidé l’innocence de leur client expliquant que le ministre avait demandé à Lydienne Eyoum d’aller reverser la totalité des sommes dans les caisses de l’Etat. La responsabilité de la rétention de la moitié de cet argent serait attribuée, selon ces avocats, à l’ancien ministre délégué aux Finances en charge du Budget, Henri Engoulou (poursuivi avec eux mais malheureusement décédé aujourd’hui).

Dans cette affaire, tous les accusés se disent innocents, comme dans la plupart des procès pour détournement de deniers publics. Lydienne Eyoum a déjà utilisé plusieurs voix pour se faire entendre, parmi lesquelles celles des avocats français Me Christian Charrière-Bournazel et Me Caroline Wassermann qui ont envoyé une lettre au pape François pour demander sa libération. L’un de ses avocats camerounais, Me Yondo Black a même envoyé une lettre au président de la République, Paul Biya pour l’acquitement de Lydienne Eyoum. La justice tranchera le 11 septembre.


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