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Affaire Lydienne Eyoum: Quand c’est trop, c’est.

Par Benjamin Zebaze, directeur de la publication « Ouest Littoral »

L’avocate de maître Lydienne fait, au nom de sa cliente, feu de tout bois.

Malgré le tollé général après l’annonce de Paul Biya, cette dernière fixe des conditions inacceptables pour la libération de sa protégée. Lorsque le président de la République, Paul Biya, a annoncé sa volonté de libérer l’avocate Lydienne Eyoum, de «bon c ur» en plus, si l’intéressée en faisait la demande, de nombreux Camerounais, dont des membres du Rdpc ont failli «s’étrangler». Certains nous ont indiqué combien ils étaient non seulement scandalisés par une telle annonce devant la presse internationale, mais inquiets que les conseillers du «monarque» de Yaoundé n’aient anticipés une telle question en permettant au chef de l’Etat de ne pas donner l’impression de se déculotter devant la «mère patrie».

Une Lydienne Eyoum qui ne mesure pas assez la colère des Camerounais.
La réaction des Camerounais a été, globalement négative après l’annonce éventuelle de la libération de cette «délinquante», en tout cas reconnue comme tel par la justice camerounaise. Nombreux sont ceux qui se sont mis à «supporter» Paul Biya, pour la première fois de leur vie, face à un probable bras de fer contre ses «parrains français».

La dernière sortie de l’avocate de Lydienne Eyoum, Maître Wassemann vient montrer toute l’arrogance de ces français, qui non contents de vouloir humilier notre Chef de l’Etat et par là même le pays tout entier, ont des exigences que même un dictateur ne faisant aucun cas du point de vue de ses compatriotes ne saurait accepter, sans perdre définitivement la face.

Lorsque les supporters étrangers de cette camerounaise, ou française (On s’y perd) selon les circonstances, parlent des conditions de vie déplorables dans nos prisons, au lieu de se battre pour que celles-ci soient aménagés dans l’intérêt de tous, ils achèvent de se montrer antipathiques en voulant extirper de cet enfer, leur soi-disant compatriote coupable d’un détournement de la somme folle de un milliard de francs CFA, en laissant dans ce lieu qu’ils disent sinistre de pauvres gens en prison préventive depuis des années pour un vol de téléphone portable.

Même si l’arithmétique ne compte pas pour beaucoup dans la formation des avocats, maître Eyoum a bien su compter jusqu’à un milliard. Qui peut en outre croire qu’un avocat ne sait pas compter ? Aussi bien en France qu’au Cameroun, un milliard, c’est beaucoup d’argent. Combien de prisons moyennes peut-on construire dans un pays comme le nôtre avec autant d’argent? La réaction de l’avocate de Lydienne Eyoum pour le compte de sa cliente est une injure pour notre pays. Qui expliquera à cette Caroline Wasserman, à François Hollande, Laurent Fabius. que la «traite négrière» et la colonisation sont derrière nous?

Si Paul Biya pouvait maintenir cette «délinquante» «détourneuse de fonds publics» dans la «sympathique» prison de Kondengui jusqu’à l’épuisement de sa «dette» envers la société, nulle doute que cela ferait plaisir à la majorité des Camerounais. Cela pourrait d’ailleurs rester dans l’histoire comme la «seule note favorable de son lourd dossier».

Lydienne Eyoum
Dr)/n
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