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Affaire MIDA : Plus de 20 400 souscripteurs en sursis

Séminaristes au siège de la Mida avant la suspension des activités (c) Droits réservés

Des séminaristes de cette organisation doivent compléter leurs informations afin d’être pris en compte dans le processus de remboursement.

L’ambiance est calme à la sous-préfecture de Yaoundé III. En compte-gouttes, curieux et concernés consultent les listes affichées sur le mur. Ils sont au total 20 497 souscripteurs concernés par cette opération de vérification.

Selon le communiqué du gouverneur du Centre, il s’agit « des souscripteurs ou associations inscrites à la vague 7 et 8 de la Mission d’intégration et de développement pour l’Afrique (Mida) et dont les noms des représentants ne sont pas précisés sur les listes de souscripteurs ».

A moins deux jours de la fin des opérations de vérification, les membres de la commission affirment n’avoir reçu qu’un millier de représentants depuis le début de l’opération. Néanmoins, ils assurent que tous les moyens ont été mis en place pour que tous les concernés soient informés.

D’après quelques souscripteurs rencontrés sur les lieux, la morosité s’explique par le fait que « les séminaristes ne croient pas en la procédure du gouverneur, mais plutôt au discours des responsables de l’association qui promettent procéder au remboursement une fois qu’ils seront relâchés ».

« Je suis venu m’informer de la procédure afin d’informer les personnes que je représente ; mais je n’ai plus aucun espoir de retrouver cet argent », explique un souscripteur. Celui-ci ajoute qu’il serait resté indifférent s’il était le seul inscrit.

Passée cette étape, les documents seront retransmis au gouverneur. C’est ce dernier qui poursuivra la procédure et tous les souscripteurs qui n’auront pas complété leurs informations sont susceptibles d’en être exclus.

La Mida opérait à Yaoundé depuis septembre 2017. Elle proposait une formation relative à « la prévention des crises civiles et militaires » aux jeunes, contre une contribution de 12 000 F. A la fin de la formation, une somme de 70 000 F cfa était rétrocédée à chaque participant pour soutenir son « projet d’insertion économique ».

L’organisation a d’abord été interdite de toute activité dans le Mfoundi par le préfet Jean-Claude Tsila avant de se voir interdite de toute activité par le gouvernement le 21 avril 2018. Des milliers de Camerounais ayant souscrit sont dans la consternation.

 

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