Société › Faits divers

Affaire Rio del Rey: Les témoins de l’accusation déchargent Etoundi Oyono

L’actuel Directeur Général du Port Autonome de Douala est poursuivi devant la justice pour fabrication de faux documents à l’encontre de l’actuel ministre la justice

Le procès sur l’affaire de production de faux documents ayant conduit à l’arrestation il y a trois ans de certains journalistes au Cameroun dont l’un d’eux Bibi Ngota est décédé en incarcération, n’en finit pas de surprendre ses observateurs avec un retournement de situation inattendu lors de l’ouverture des débats vendredi le 23 août dernier. Les témoins cités par l’accusation dans cette affaire ont prononcé des déclarations qui dédouanent aujourd’hui l’accusé que de nombreux journaux annoncent déjà aux portent de la prison. Harris Mynthia le premier à témoigner a fait savoir que la preuve matérielle sur lequel reposait l’accusation lui semblait «rafistolée». « Je lui ai montré le document qu’il a consulté avec une certaine curiosité et s’est mis à lire… il m’a demandé s’il pouvait en faire une copie, je lui ai .dit non et ai exigé de lui 500.000 F CFA pour le faire parce que je ne pouvais lui céder ainsi un document que j’ai acheté. Je suis allé voir Etoundi Oyono parce qu’il fallait lui demander s’il avait eu vent de cette affaire pour avoir été Dg du Port autonome de Douala. Notre entretien n’a pas duré plus de 5 mn », a-t-il déclaré, ajoutant: « Au vu de la manière dont Etoundi Oyono a regardé ce document, je ne pense pas qu’il ait concouru à sa fabrication»

L’autre témoin de l’accusation, Serges Sabouang, a indiqué une troisième personne, qui aujourd’hui est en fuite. Selon monsieur Sabouang lorsque la Direction des renseignements est venue chez lui, et l’a arrêté, le dénommé Simon Nko avait avoué avoir fabriqué les documents. La Police Judiciaire qui l’arrêtera quelques jours plus tard va refuser de consulter les procès-verbaux de cette agence de renseignement et les mettre en prison. Simon Nko avait reconnu à l’époque avoir été aidé par une ancienne responsable de la SNH. Un troisième témoin de l’accusation, Amvene Marcel, conseiller technique N°2 à la Maétur a indiqué que les faits incriminés se sont déroulés bien avant son arrivée à la Maetur en mars 2010. L’affaire a été renvoyée au 2 septembre pour la suite des débats. D’abord témoin à charge lors de la première affaire contre des journaliste dont Bibi Ngota qui avait trouvé par la suite la mort à la prison de Nkondengui, Etoundi Oyono est aujourd’hui poursuivi comme auteur de la production de faux documents qui avaient été utilisés par des journalistes dans un article dénonçant des malversations impliquant Laurent Esso, ancien Secrétaire général de la Présidence de la République et aujourd’hui ministre de la justice. Dans la presse l’affaire prend la forme d’une bataille entre pro et anti Etoundi Oyono. Certains lui attribuent de faire partie d’un groupe qui a toujours man uvré pour le remplacement de monsieur Esso au poste de secrétaire général de la présidence. Mais cette affaire met surtout en évidence les relations parfois incestueuses que des personnes sous le couvert du titre de journalistes entretiennent avec l’appareil administratif, entre corruption, chantage et violation de l’éthique professionnelle.

Les témoins de l’accusation déchargent Etoundi Oyono
africapresse.com)/n
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