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Afrique Centrale : La BEAC en guerre contre les banques mystérieuses

Pour lutter notamment contre le blanchiment d’argent, la Banque des Etats de l’Afrique centrale a sommé le 3 janvier, toutes  les institutions bancaires de la sous-région à déclarer toutes leurs transactions.

Assainir la sous-région CEMAC de tout blanchiment d’argent. L’objectif principal du texte signé le 3 janvier 2020 du gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). Le Tchadien Abbas Mahamat Tolli instaure une surveillance franche des mouvements financiers.

Toutes les banques de la sous-région sont désormais soumises au devoir de transmettre, avant la fin de la journée, les données relatives à la trésorerie et aux opérations qu’elles effectuent. Sous peine d’écoper des sanctions.

La sommation du gouverneur de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale,  concernent précisément les mouvements de billets et monnaies effectués en francs CFA et en devises, les opérations interbancaires, de même que celles réalisées entre les établissements de crédit du même groupe. Il est également attendu,  les opérations avec les trésors publics,  sur les titres de créances négociables, les opérations fiduciaires contre couverture, sur les autres titres et les concours de la Banque centrale.

La BEAC précise que sont considérées comme fausses : « toute déclaration non appariée d’un établissement de crédit, que ce soit du fait des informations non concordantes ou d’une omission de transmission de données de la contrepartie ».

En cas de faute, elle incomberait aux deux parties prenantes, qui s’exposent de fait à l’application à leur encontre des sanctions administratives prévues par la présente instruction. Avec cette mesure Abbas Mahamat Tolli siffle ainsi la fin d’une recréation qui  longtemps durée.

 


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