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Afrique du sud: Puissance militaire de la sous-région Afrique centrale?

Récemment, le président français, François Hollande, a effectué un voyage officiel en Afrique du Sud. Que s’est-il dit, entre lui et Jacob Zuma

Les Sud-Africains ont vécu leur intervention en Centrafrique comme une humiliation. Ils ont perdu une trentaine de soldats lors de la prise de Bangui par la Séléka. Pour eux, c’est Idriss Deby qui est le responsable de ces pertes. Depuis, ils ne pensent qu’à prendre leur revanche en devenant la puissance qui contrôlerait toute la sous-région. Récemment, le président français, François Hollande, a effectué un voyage officiel en Afrique du Sud. Que s’est-il dit, entre lui et Jacob Zuma, le président sud-africain, à propos du Centrafrique?

La France a demandé au Conseil de Sécurité de l’O.N.U. de se préoccuper de la situation du pays. Très bien! Mais encore faudrait-il qu’une stratégie claire soit définie. Le plus urgent serait de:
. désarmer les factions de la Séléka et assurer la sécurité du territoire;
. dissoudre le C.N.T. (Conseil National de la Transition) qui ne représente pas le peuple centrafricain et qui, emporté dans le tourbillon du chaos, a failli;
. organiser sans tarder une conférence nationale autour de nouvelles compétences. Monseigneur NZAPALAINGA pourrait en être le pivot. Tout le monde en Centrafrique a salué son courage. Il a été le premier à dénoncer les turpitudes meurtrières de la Séléka. Depuis, il parcourt le pays en compagnie de l’imam de la grande mosquée de Bangui, pour tenter de réconcilier les Centrafricains.
. associer la diaspora centrafricaine et toute la société civile à la recherche de solutions pour la renaissance de la R.C.A. Ainsi, les Centrafricains ne pourront plus penser que ce sont des étrangers qui décident du sort de leur pays.

Le gouvernement de transition de Michel Djotodia ne maîtrise pas la situation chaotique du pays. Plus grave, à la vitesse où vont les choses, Michel Djotodia lui-même est physiquement menacé. Les factions séditieuses de la Séléka, qui sèment la terreur dans le pays, feront tout pour l’éliminer, car ils l’accusent de les avoir trompés. Bis repetita… On se croirait revenu au temps de Bozizé. En Centrafrique, il faut agir. Vite. Sinon, ce sera la Somalie et le Kivu réunis. Les flammes du cataclysme ont déjà embrasé la savane centrafricaine. Les hommes et les femmes humanistes et de bonne volonté doivent s’unir d’urgence pour arrêter la descente aux enfers de la République Centrafricaine.


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