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Agbor Balla : «Je reste plus que jamais engagé à rester aux côtés de mon peuple face à l’adversité»

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Ainsi s’est exprimé, dimanche, l’avocat Nkongho Agbor Balla au sujet des revendications identitaires des communautés anglophones du Cameroun.

Mes frères et sœurs en christ qui ne manquent jamais à leurs engagements, si cela ne dépendait pas du bon Dieu et la foi des bonnes personnes comme vous, je ne serai pas avec vous ce jour.
Je me tiens devant vous aujourd’hui avec toute l’humilité et la gratitude pour remercier Dieu tout puissant pour l’amour qu’il porte à notre égard. Je vous remercie pour le soutien, les sacrifices et les prières adressés à l’encontre de toutes les personnes qui ont été arrêtées et détenues dans l’exercice de la justice, de l’égalité et du respect des droits des minorités. Nos frères et sœurs détenus et incarcérés à travers ma voix ont une forte dette à votre égard.

Au cours des 3 dernières semaines, j’ai eu le temps pour la réflexion, les consultations avec mes collègues, ma famille, d’autres leaders, des détenus anciens et actuels, et toutes les parties prenantes. Merci ne saurait rendre compte de tout ce que vous m’avez permis de réaliser.

Mes plus sincères condoléances à tous ceux qui ont été blessés et tués le vendredi 22 septembre 2017. Je remets mon cœur à vos familles pendant ce temps, vos sacrifices ne seront jamais oubliés. Nos pensées et nos prières les plus profondes s’adressent également aux familles et aux amis qui ont perdu des êtres chers lors de notre lutte légitime pour la reconnaissance en tant que peuple doté d’un patrimoine distinct et unique.
Les 11 derniers mois ont été un test et un défi majeur en tant que peuple, communauté et nation. Mais nous, en tant que peuple, nous sommes restés solides. Vous avez démontré une fermeté et une détermination sans relâche parce que vous croyez en ce qui est juste et bon. Notre cause est moralement juste et notre soif de justice est insatiable.

En tant qu’avocat et en ma qualité de président de Fakla, j’ai mis l’accent sur l’utilisation de ces plateformes pour lutter contre les injustices de notre système judiciaire et la marginalisation systémique et durable de la minorité anglophone au Cameroun. Avec le soutien des avocats du common law, nous avons pris cette étape dans la lutte pour protester contre l’injustice dans le secteur de la justice au Cameroun. Nous avons ensuite été rejoints par les enseignants d’une coalition du Consortium de la société civile anglophone du Cameroun pour aborder les problèmes qui touchent les secteurs de la justice et de l’éducation.

Ce qui a commencé en tant que protestation syndicale s’est transformé en un mouvement généralisé de désobéissance civile; Notre peuple a été sensible à nos revendications et s’est très vite identifié aux problèmes soulevés. Nos manifestations pacifiques ont rencontré la répression militaire et policière.

La situation s’est rapidement dégradée et, le 17 janvier 2017, le Dr Fontem et moi, respectivement le secrétaire général et le président du Consortium, ainsi que d’autres membres de notre communauté, avons été injustement arrêtés et détenus et internet coupé dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest.
Alors que certains d’entre nous ont été libérés, d’autres languissent encore en prison. Nous ne devons jamais les oublier dans nos prières et nous leur devons un devoir sans fin de diligence et la responsabilité de garantir leur libération. Je ne vais pas céder à cet égard. Après avoir été en détention avec mes courageux frères et sœurs, je suis totalement conscient de ses implications.


Au cours des 3 dernières semaines, j’ai eu le temps pour la réflexion, les consultations avec mes collègues, ma famille, d’autres leaders, des détenus anciens et actuels, et toutes les parties prenantes. Merci ne saurait rendre compte de tout ce que vous m’avez permis de réaliser.

Mes plus sincères condoléances à tous ceux qui ont été blessés et tués le vendredi 22 septembre 2017. Je remets mon cœur à vos familles pendant ce temps, vos sacrifices ne seront jamais oubliés. Nos pensées et nos prières les plus profondes s’adressent également aux familles et aux amis qui ont perdu des êtres chers lors de notre lutte légitime pour la reconnaissance en tant que peuple doté d’un patrimoine distinct et unique.
Les 11 derniers mois ont été un test et un défi majeur en tant que peuple, communauté et nation. Mais nous, en tant que peuple, nous sommes restés solides. Vous avez démontré une fermeté et une détermination sans relâche parce que vous croyez en ce qui est juste et bon. Notre cause est moralement juste et notre soif de justice est insatiable.

En tant qu’avocat et en ma qualité de président de Fakla, j’ai mis l’accent sur l’utilisation de ces plateformes pour lutter contre les injustices de notre système judiciaire et la marginalisation systémique et durable de la minorité anglophone au Cameroun. Avec le soutien des avocats du common law, nous avons pris cette étape dans la lutte pour protester contre l’injustice dans le secteur de la justice au Cameroun. Nous avons ensuite été rejoints par les enseignants d’une coalition du Consortium de la société civile anglophone du Cameroun pour aborder les problèmes qui touchent les secteurs de la justice et de l’éducation.

Ce qui a commencé en tant que protestation syndicale s’est transformé en un mouvement généralisé de désobéissance civile; Notre peuple a été sensible à nos revendications et s’est très vite identifié aux problèmes soulevés. Nos manifestations pacifiques ont rencontré la répression militaire et policière.

La situation s’est rapidement dégradée et, le 17 janvier 2017, le Dr Fontem et moi, respectivement le Secrétaire général et le Président du consortium, ainsi que d’autres membres de notre communauté, avons été injustement arrêtés et détenus et internet coupé dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest.

Alors que certains d’entre nous ont été libérés, d’autres languissent encore en prison. Nous ne devons jamais les oublier dans nos prières et nous leur devons un devoir sans fin de diligence et la responsabilité de garantir leur libération. Je ne vais pas céder à cet égard. Après avoir été en détention avec mes courageux frères et sœurs, je suis totalement conscient de ses implications.

 

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