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Agriculture : le Cameroun et l’union européenne (UE) plaident pour un cacao durable et rentable

Plantation de Cacao

C’était à l’occasion du lancement du « Cocoa Talks », un dialogue sur la production du cacao durable, qui s’est ouvert le 19 novembre 2021 à Yaoundé en présence des membres du gouvernement et du chef de la délégation de l’UE.  


Les données de l’Organisation internationale du cacao révèlent que la production du cacao ne profite pas toujours aux agriculteurs. Pour ce qui est des producteurs africains, le ministre camerounais du Commerce (Mincommerce) Luc Magloire Mbarga Atangana, indique que : « Sur le chiffre d’affaire annuel de 100 milliards de dollars américains dans le secteur, seulement 2miliards de dollars,  soit 2% reviennent aux producteurs. Les chocolatiers se taillent la part du lion avec 35% du chiffre d’affaires et le reste revient aux industries du broyage et aux transporteurs».

Cet état des  lieux a été dressé le 19 novembre dernier au lancement du « Cocoa Talks ».  Le chef de la délégation de l’UE Philippe van Damme, le présente comme une plateforme visant à intensifier les échanges sur les relations commerciales entre l’Union européenne et le Cameroun.  « Cocoa Talks » a pour objectif de renforcer  la protection et la restauration des forêts dans les régions cacaoyères, et assurer un revenu minimum vital aux cultivateurs de cacao.


Prix, standard, traçabilité et protection durable

Le Conseil interprofessionnel du Cacao et du Café (CICC) et le gouvernement du Cameroun plaident pour la durabilité et une meilleure fixation des prix du cacao. Le Mincommerce et celui  de l’Agriculture et du développement rural  (Minader) soutiennent par exemple que la durabilité implique la protection de l’environnement mais aussi la survie des producteurs et l’interdiction du travail des enfants.

La production annuelle de cacao au Cameroun est estimée à environ 300 000 tonnes. Avec le lancement des «Cocoa Talks» et compte tenu d’un certain nombre d’actions prises par le gouvernement et le CICC, «cette production devrait passer à 640 000 tonnes à l’horizon 2025. Cela sans déforestation et sans appauvrir le sol», indique Gabriel Mbaïrobé, le ministre de l’Agriculture et du développement rural.


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