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Alain Oumbléon-Guédou, entraineur du club camerounais coton sport parle du match contre Hearthland ce week-end

Entretien exclusif avec l’entraîneur de coton depuis le Nigeria

En 8e de finale aller de la compétition ce week-end, Coton affronte au Nigeria, Hearthland FC. Entretien exclusif avec l’entraîneur de coton, Alain Oumbléon-Guédou, que nous avons joint depuis le Nigeria.

Coton sport est la seule équipe camerounaise encore engagée en ligue des champions. Ce week-end, vous affrontez au Nigeria, la formation locale de Heartland FC. Comment avez-vous peaufiné votre préparation?
Nous sommes arrivés dans la ville de Douala lundi pour justement nous préparer au sein de la structure de la kadji sport academy. Ça s’est bien passée la préparation à Douala, les 3 journées étaient partagées entre repas et entraînements, tout le monde est bien sur pied. Au point de vue de la santé des joueurs, il n’ y a aucun problème, le mental est positif.

Connaissez-vous votre adversaire?
Oui, nous avons une petite idée. Nous avons envoyé des émissaires pour superviser le match retour des 16e de finale au Maroc entre les Farcs de Rabat et Hearthland FC. Nous avons étudié plusieurs rapports et nous avons commencé petit à petit à élaborer le plan que nous allons échafauder pour les mettre en échec. Cette équipe ne nous fait pas peur parce que dans ce genre de compétition, nous n’avons jamais peur, même si c’est à l’extérieur. C’est juste que c’est une équipe performante comme à l’image de l’identité de toutes les équipes nigérianes, c’est à dire très forte devant, costaude physiquement en général. Mais bon, ça ne nous a pas mal réussi par le passé, j’espère que cette fois encore, le résultat final nous donnera raison.

On se rappelle que coton s’est qualifié pour ces 8é de finales dans la douleur pratiquement. Quel est votre objectif en terre nigériane?
Comme je vous l’ai dis, l’état d’esprit de l’équipe est vraiment positif. C’est vrai que nous nous sommes qualifiés dans la douleur, mais le plus important à retenir, c’est que nous nous sommes qualifiés. C’est le plus important dans ce genre de système de match aller – retour. C’est vrai aussi que nous nous sommes fait peur parfois, mais dans l’ensemble des 2 matches contre Manga Sport, je pense que notre qualification ne souffre d’aucune contestation. Maintenant nous avons encore besoin de travailler, de progresser, mais il y a des signes qui sont quand même positifs, qui permettent au staff technique de penser que nous sommes sur le bon chemin pour revenir au meilleur de notre forme.

Alain Oumbléon-Guédou, entraineur Coton sport

journalducameroun.com)/n

Entre ces phases, y a-t-il eu des réajustements?
Des réajustements, non. Nous essayons d’améliorer nos points forts comme d’habitude, et surtout, essayer d’avoir des meilleures entames de matchs parce qu’actuellement, c’est ça notre défaut. Nous peinons un tout petit peu à commencer nos matchs, les premières mi-temps, les trente premières minutes, nos réagissons plus souvent que nous n’agissons actuellement. Donc, c’est surtout ça que nous sommes entrain de voir à travers les discussions avec les joueurs pour essayer de ne pas nous mettre dans des positions difficiles en début de match, et de ne pas avoir des handicaps qui sont difficiles à rattraper. Au Nigeria, l’objectif que nous nous fixons, c’est la qualification sur les 2 matchs, on sait très bien qu’en coupe d’Afrique, au match aller, il faut un match nul, l’idéal, c’est une victoire et nous serons contents de revenir avec une victoire, au pire, un match nul en marquant un but si possible, car c’est très important de marquer un but à l’extérieur.

Outre la compétition africaine, Coton sport est aussi sur plusieurs fronts tels le championnat élite one et la coupe du Cameroun où vous jouez la semaine prochaine contre Panthère du Ndé en 8é de finales. Mais les dirigeants de votre challenger lors de 16és de finales, Ngaoundéré FC, contestent votre qualification sur tapis vert. Que pensez-vous de la polémique actuelle?
Nous on joue au football, et il y a certains qui font de la politique. Nous étions présents sur le terrain, il n’y avait pas d’autre équipe. Maintenant, s’il y a des gens qui s’agitent dans les coulisses, nous, ce n’est pas trop notre rôle, ils verront entre politiques.
Par rapport à Panthère, ce qui nous dérange un peu dans cette programmation, c’est que ce match arrive le jeudi, avant un autre match le dimanche contre Fovu de Baham, et ces 2 matchs sont prévus avant le match retour contre les nigérians. Ce que personnellement je regrette, c’est que nous ayons à disputer 2 matchs de la plus haute importance, avant un autre match très important non seulement pour coton mais pour tout le Cameroun, puisque nous sommes l’un des clubs capables de représenter valablement le pays. Nous allons essayer de gérer ça, nous avons un effectif qui est conséquent, et nous allons essayer de donner du temps de jeu à ceux qui n’en n’ont pas eu jusqu’à maintenant, en espérant que ce sera une stratégie payante et que nous gagnerons sur tous les tableaux.


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