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Amnesty International revisite la situation des droits humains au Cameroun en 2019

© Unocha

“Homicides”, “mutilations”, “enlèvements” de la part de groupes armés séparatistes anglophones; réaction “disproportionnée” de l’armée selon l’ONG, qui aborde d’autres questions dans sa rétrospective publiée le 08 avril

 

Le Cameroun fait face à “trois grandes crises” – dues à Boko Haram à l’Extrême-Nord depuis mai 2014 et les groupes armés séparatistes dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis la fin d’année 2016 – qui ont donné lieu à “de nombreuses atteintes aux droits humains”, relève Amnesty International dans sa rétrospective 2019 consacrée aux droits humains en Afrique.

Le rapport rendu public ce 08 avril, souligne, en ce qui concerne le Cameroun et les régions anglophones, que les “groupes séparatistes ont continué à tuer des membres des forces de sécurité et à commettre des exactions visant la population”. L’ONG cite des “homicides illégaux”, “mutilations”, “enlèvements” attribués à certains groupes armés.

Même constat dans la région de l’Extrême-Nord, où des groupes armés liés à Boko-Haram se sont rendus coupables au cours de l’année dernière de “raids meurtriers”, “homicides”, “enlèvements”, “mutilations”, “pillages”, etc. Des atrocités pouvant être constitutives de “crimes de guerre”, selon l’institution.

Amnesty International dénonce aussi des actes attribués aux forces de sécurité, estimant que “l’armée a procédé à des exécutions extrajudiciaires et à des destructions de logements lors de ses opérations dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, comme l’ont signalé l’ONU et des ONG internationales et locales”.

Sur le chapitre de la liberté d’expression et de réunion, Amnesty International revient sur les procédures judiciaires ayant ciblé des militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), soulignant en ce qui les concerne que: “Les autorités camerounaises ont bafoué de façon flagrante les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique, en particulier en empêchant ou en dispersant violemment toute manifestation contre la réélection du président Paul Biya.”


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