Personnalités › Success Story

Ange Ebogo Emérant fête ses 40 ans de carrière musicale

Un grand concert est prévu à cet effet ce samedi 05 décembre à Yaoundé

C’est le palais polyvalent des sports de Warda qui devrait servir de cadre à ce spectacle pour le moins exceptionnel et qui va réunir des artistes triés sur le volet. Parmi ceux-ci, Ekambi Brillant, Elvis Kemayo, Sam Fan Thomas, Dina Bell, K. Tino, Lady Ponce, Majoie Ayi, Ai-Jo Mamadou, bref un savant mélange de la jeune génération dont il assure l’encadrement et les arrangements depuis quelques années, et de la vieille garde de la musique camerounaise, pour donner à la fête l’ampleur qu’elle mérite. Papa Ebogo comme on l’appelle affectueusement a mis le paquet pour cette fête ; Deux albums The best of Ange Ebogo de 15 titres chacun, un album spécial slow de 8 titres, un nouvel album intitulé trop c’est trop, un vidéogramme contenant plus de 10 clips inédits, un ouvrage de plus de 120 pages dans lequel l’artiste fait son autocritique et raconte son vécu quotidien. Une messe d’action de grâce a eu lieu ce vendredi à la Cathédrale Notre Dame des Victoires de Yaoundé. Une messe dédiée à tous les artistes camerounais et plus particulièrement qui sont décédés, a affirmé l’artiste. Cette date coïncide également avec la date de naissance du patriarche qui est le 04 décembre. L’auteur des classiques du bikutsi comme « Folo Folo », « Okon Makon » ou « Soglo Moan » reste sur l’échiquier international l’un des meilleurs de sa génération.

Je suis conscient que ce n’est pas à moi de réclamer une quelconque reconnaissance la part de l’Etat, ma riche carrière musicale est suffisamment éloquente pour qu’on puisse s’y référer pour m’attribuer des lauriers ou non. Mais je dois avouer qu’à trop attendre, on finit par croupir dans l’oubli. Notre pays a comme manie de ne jamais reconnaître le travail et les loyaux services que ses fils ont rendu à la nation.
Ange Ebogo Emérant

Après 40 ans de carrière, l’artiste a voulu marquer un temps d’arrêt dans ma vie et regarder tout ce chemin parcouru, fatigué d’attendre que la « manne tombe du ciel » dixit Ebogo Emérant. Le premier album de Ange Ebogo Emérant sort en 1976, un 45 tours qui malheureusement ne fera pas écho. Puis vient en 1979 un 33 tours «Enying bibon» (la vie de débauche) dans le studio 16 pistes de la radio nationale, qui le fera connaître, à travers le titre Les filles de maintenant que même les plus petits fredonnent à c ur joie. En 1981, il sort un autre 33 tours qui connaît lui aussi un franc succès lorsque Georges Séba reprendra quelques extraits du titre Nwulu Minam. Les albums qui suivront ne seront que succès y compris l’Album mature qui atterrit dans les bacs en 2002, estampillé Production Dis’A. Derrière ce label, il faut lire  » Disque Ange « . Traduction,  » Ange  » Ebogo se lance dans la production. Déçu, comme beaucoup d’autres par les producteurs de ses précédents disques, l’homme a décidé de réunir lui-même les moyens et s’auto gérer. Ainsi, avec l’aide de quelques amis, le chanteur a déjà pu tenir le pari de la production. Le plus triste souvenir de l’artiste est la déviation de son groupe Ozima par Jean Marie Ahanda qui était à l’époque journaliste à Cameroon Tribune qui l’a rebaptisé «les têtes brûlées» en 1986. C’est un moment vraiment difficile de ma carrière d’autant que j’avais déjà fait près de huit ans avec eux et on se connaissait bien. J’ai voulu abandonner mais mes proches m’ont demandé de ne pas baisser les bras et je les ai écouté.

Ange Ebogo a certes connu une carrière certes de temps en temps entachée d’embûches, mais a su gérer avec grandeur et humilité. Happy birthday!

Ange Ebogo Emérant

journalducameroun.com)/n

À LA UNE
Retour en haut