Culture › Musique

Apéro-concert: Le rap selon «La Meuf»

La jeune rappeuse camerounaise évolue dans l’univers du rap

Une allure imposante, des textes incisifs et évocateurs, voilà qui définit en bref cette jeune femme. Originaire de Bandjoun dans la région de l’ouest Cameroun, «La Meuf» de son vrai nom Medefo Romanie Chantale a trimé, à l’image des autres filles qui font du rap. Des débuts tout autant difficiles. Concerts scolaires et autres petits clashs dans les quartiers autour des potes. Après ses études primaires et une partie du secondaire au Cameroun, elle vit au Bénin entre 1998 et 1999. Elle y rencontre les Sakpata Boys de Cotonou qui lui permettent de poser ses premières rimes. 2002, déjà de retour au Cameroun, elle se lance de plein pied dans le difficile univers du rap. Je décide malgré le refus de mes parents d’en faire mon métier, raconte la jeune femme. Elle se fait découvrir à l’occasion des kermesses, notamment au collège Malangue à la Cité des Palmiers, un quartier de la ville de Douala. Suivra une série de deux maquettes, puis en 2007 un premier album, Motabenama, réalisé avec mon pote Emodi Hervé. Les deux constituaient alors le groupe «Lage lack», qui se dissoudra sans vraiment avoir profité de leur album qui fut pourtant bien accueilli. Nous avons bien vendu l’album, environ 2000 disques, ce qui nous a tout de même permis de combler les trous que nous avions fait dans nos poches pour le réaliser, se souvient «La Meuf», mais nous ne partagions plus la même passion poursuit-elle. La preuve, il fait aujourd’hui dans l’infographie, et moi je suis restée dans la musique.

Comme un homme
En mai 2010 elle sort «Kom un homme», un single de trois titres qui annonce son deuxième opus, dont la sortie est prévue si tout se passe bien précise-t-elle, en décembre 2010. En fait je m’autoproduis, c’est pour cela que je fais cette précision. «Kom un homme» sera d’après son auteure, un peu un hymne à la femme. La chanson éponyme parle justement de toutes ces femmes qui se battent dans la vie. On trouve déjà les femmes dans tous les secteurs d’activité, alors ceux qui pensent que la femme est un sexe faible ont tord. La femme peut tout faire, comme un homme, explique «La Meuf», véritable femme, fiancée et mère de trois enfants. Mais, je n’hésite pas aussi à ramener les femmes sur le droit chemin quand il faut. Voila qui peut rassurer.

Je vais provoquer
Ce samedi 11 septembre, ce sera la première fois que je me retrouve toute seule sur une scène. Elle qui avoue ne pas avoir peur, sauf de Keny Arkana, son idole. Elle a du texte et l’on sait que le rap c’est le lyric. Comme son idole, la jeune rappeuse camerounaise entend en une heure réchauffer le public, oser et provoquer. Ceci avec des gars sans qui je ne serais pas là aujourd’hui, DJ Sunshine aux platines, Edel Koula à la guitare et une danseuse. On va mettre le feu. Les pompiers devraient donc se tenir prêts.

« La Meuf », Medefo Romanie Chantale
Journalducameroun.com)/n
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