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Arice Siapi est la directrice du festival international du film mixte de Ngaoundéré

« Nous n’avons pas reçu des subventions. mais je reste confiante et optimiste »

Mme Arice SIAPI, vous êtes la Directrice du festival international du Film Mixte de Ngaoundéré, dites-nous déjà ce que c’est et essayez de nous présenter ce Festival de manière sommaire.
C’est un festival qui a été mis en place pour briser la monotonie et la règle de la monotonie qui veut que tous les festivals de cinéma se passent au Sud. Il fallait que le grand Nord ait un festival digne de ce nom parce qu’il y a quand même des gens qui font pas mal de choses de ce côté. Mais ces choses n’aboutissent pas à cause du manque d’échange qui existe entre les techniciens et les comédiens du sud et du Nord. Il fallait qu’ils se retrouvent pour échanger d’une part. D’autre part, il fallait que nous-mêmes qui travaillons régulièrement avec les techniciens du cinéma, on a constaté qu’au sud, il n’y a pas assez de temps pour nous retrouver parce qu’au sud, chacun est en train de s’occuper de ses activités.

Sur le plan des projections cinématographiques, on constate que tous les films viennent du Sud. Est-ce que le grand nord viendra tout simplement pour observer?
Déjà il y a de la matière au Nord. La plupart de ces films ont été tournés ici au nord. Mais il y a des gens qui font déjà des films ici au nord, c’est vrai qu’ils le font en fufuldé et ils n’entrent pas dans le circuit conventionnel des films en Afrique parce que ça ne répond pas à certaines normes requises. Mais je me dis qu’avec les échanges qu’il y aura avec les professionnels d’ailleurs qui vont venir, qu’il y aura quand m^me un ajout qu’il soit sommaire ou substantiel.

Mme SIAPI, dites-nous qui est l’organisateur de ce festival?
Je ne peux pas dire que je suis l’organisatrice de ce festival. L’organisation c’est toute une commission. Une équipe qui travaille et qui a mis sur place ce festival. Vous savez, on ne peut pas organiser un festival tout seul. Il y a pas mal de gens dans cette équipe qui se démerde pour que le festival fonctionne. Si c’est de moi qu’il est question, vous pouvez me demander de vous parler de moi.

En fait on voulait vous demander s’il y a des partenaires qui vous ont soutenu dans ce projet?
On a fait beaucoup de demandes aussi bien chez les partenaires publics que privés. On a eu des encouragements du Ministre de la culture qui a bien voulu nous soutenir. Il y a aussi la communauté urbaine qui nous aide comme elle le peut pour pouvoir mettre sur pied le festival, il y a aussi la Région qui nous soutient beaucoup dans cette entreprise. Ça été un peu difficile avec les autres qui n’ont pas répondu, des ministères qui ont répondu pour nous dire non.

On parle d’un festival international mais vous semblez ne parler que des partenaires nationaux. Pourquoi donc  »international »?
International justement parce qu’on ne s’arrête pas uniquement à des films camerounais ou africains. On n’en n’est qu’à la première édition et n’oubliez pas que nous avons une vision assez costaude de cet évènement. Certes ça commence assez timidement. Cannes n’a pas commencé comme Cannes est prestigieux aujourd’hui. Que ce soit à Cannes ou a Mons, ils ont commencé tout petits.

Avec ce départ quelque peu chancelant vous êtes optimiste et confiante pour la suite?
Moi je ne pense pas que ce soit un départ chancelant comme vous le dites. Franchement je dis merci à la GTZ qui nous a beaucoup aidé, il y a pas mal de personnes qui défilent et vous voyez il y a le projet de l’hôpital mobile qui fonctionne. Depuis qu’ils ont commencé, il est déjà 15 h et ils ont déjà eu plus de 30 personnes je pense que la communication passe. Je pense qu’il y a des efforts de communication à faire en matière de cinéma et comme j’ai toujours l’habitude de le dire, vous les média, vous avez un rôle important à jouer. Il y a d’ailleurs une table ronde sur le rôle des médias dans l’essor du 7e art. je suis confiante, vous dites que c’est chancelant mais moi je ne pensais pas du tout voir une banderole comme ça, voir des gens et un hôpital déployés comme ça, moi je le vois avec d’autres yeux et je me dis franchement j’attends voir ce que ça va donner ce soir à la projection.

Mme SIAPI, on a constaté que ce festival a connu un petit report, il était initialement prévu pour démarrer le 05 décembre. Aujourd’hui, nous sommes le 12 décembre et les choses démarrent toujours de manière timide. Qu’est ce qui explique cet état de choses?
Comme je vous ai dit, on n’a pas reçu de subvention pour ce festival. Ce qui fait que nous sommes en train de tourner avec nos fonds propres. Tout ce que vous pouvez voir là c’est pratiquement nos fonds propres. Bon il y a la GTZ qui nous a beaucoup aidé en matière de communication pour les affiches et les dépliants mais on est en train de tourner avec nos propres fonds. Il y a des gens qui sont en train de venir de Yaoundé, de Douala, de Buéa, du Tchad et même de la Norvège. Donc, vous voyez, c’est pas évident.

A combien s’élève globalement le budget que vous avez prévu pour pouvoir contribuer au bon déroulement de ce festival?
Vous avez vu le budget, il est de 50 millions si on voulait bien faire les choses. Mais maintenant on est en train de jongler avec nos propres sous et on a déjà dépassé 3 millions et demi. Donc voyez, c’est pas facile.

Arice SIAPI
www.filmfestamiens.org)/n
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