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Arnaud Nsemen, l’actuel meilleur buteur du championnat de football camerounais, sur les traces de son père!

Il ambitionne de conserver le soulier d’or cette saison

Dur dur d’être le fils d’un ancien footballeur international qui a écrit l’une des plus belles pages de l’histoire du football camerounais. Cela entraîne indubitablement une réelle pression, surtout quand on décide d’embrasser une carrière de footballeur à l’image de son géniteur. Actuel meilleur buteur du championnat national de football élite one avec 11 buts inscrits à son compteur, Arnaud Nsemen défend assez bien le lourd héritage laissé par son père, l’international Dang Dagobert depuis qu’il a raccroché les crampons, même s’il reste toujours aussi attentif à ce qui se passe sur les stades de football et forcément aux performances d’un de ses enfants.

Buteur dans l’âme
Arnaud Nsemen est le 4e enfants d’une famille de 7 actuellement. Quand ses parents sont affectés à Mbouda entre 2003 et 2004, dans la région de l’ouest, il les suit docilement et c’est à cette époque qu’il se découvre le talent de jongler avec le ballon rond. Comme tout jeune, il commence par participer à la compétition baptisée coupes Top initiée depuis plusieurs années par une entreprise brassicole, dont la cible principale, est tout jeune amoureux du football. Après un bref passage à la kadji sport academy, il retourne à Mbouda où il pose ses valises au centre de formation, Bafong FC et il y passe deux ans environ. C’est là bas que j’ai pris conscience que je pouvais faire quelque chose dans le football, explique-t-il. Avec ses coéquipiers du centre, il impressionne et pulvérise les records en deuxième division pour son jeune âge. Il est d’ailleurs meilleur buteur deux saisons d’affilée. En 14 journées, il inscrit 29 buts lors de la saison 2003, la saison suivante, il marque 21 en 16 matches. Doté d’une volonté de fer d’inscrire son nom au chapitre des meilleurs joueurs du championnat, il ne cache pas son envie de quitter la seconde zone pour évoluer en division d’élite. Heureusement pour lui, les clubs de première division commencent à s’intéresser à ce petit génie qui cause bien du mal aux gardiens. Après Bafong FC, il met ensuite le cap sur Bamenda, dans la région du Nord-Ouest, où il intègre l’équipe locale qui évolue en première division à cette époque, PWD de Bamenda. Il inscrit seulement 4 buts, pour son baptême en première division.

Je me rappelle que ma première année en première division, j’ai marqué mon premier but contre l’union de Douala.
Arnaud Nsemen

Très convoité à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, Arnaud Nsemen ne passe qu’une demie saison à PWD, puisque je suis allé en Indonésie en 2005. Mais, l’aventure indonésienne n’est pas concluante, et Arnaud Nsemen retourne au Cameroun. Fort de sa petite expérience, il continue d’être remarqué par les dirigeants de club de première division. Après moult négociations, il quitte Bamenda pour retrouver les « san-san boys » de Sable Football club de Batié, dans la région de l’ouest du pays. Dès lors, commence une aventure qui le mènera au sein de Bamboutos de Mbouda où il a inscrit 5 buts, puis de Tonnerre Kalara club à Yaoundé, dans la région du centre. La phase retour de la saison demeure un triste souvenir pour lui, et dont il a encore du mal à en parler aujourd’hui.

Arnaud Nsemen

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C’est à Bamboutos que commencent mes injustices dans le football, et cela s’est poursuivi dans Tonnerre. Je ne demande pas qu’on me fasse des faveurs, mais j’ai été traumatisé dans ces deux équipes. Ce qui a fait en sorte que j’ai sombré pendant un moment, mais je suis revenu grâce à l’aide de mon ancien entraîneur de PWD, Kamgué Justin devenu adjoint du coach de Fovu. Au départ, ça été difficile que le club m’accepte, je sortais du quartier et l’on se demandait si je pouvais être à la hauteur.
Arnaud Nsemen

Des craintes qu’il balaie très vite en marquant dès les premières journées du championnat actuel. Mais voilà au mois six journées que le feu follet de Fovu club de Baham, n’a pas fait parler la poudre. Une situation que Arnaud Nsemen explique aisément : « j’ai été déconcentré, car quand on entend qu’un joueur est actuellement meilleur buteur du championnat au Cameroun, c’est tous les managers qui courent après vous. Donc, quand mon club était en pourparlers avec le FC Araro en Suisse, j’ai passé plus de temps hors de mon équipe, et avec le retard dans la délivrance du visa, j’ai perdu le fil de ce championnat, mais qu’à cela ne tienne, je sais que je dois tout donner cette saison et grâce aux conseils de l’entraîneur Alexandre Belinga, je pense qu’on peut terminer le championnat avec la tête haute, surtout moi. Mes ambitions sont d’abord qualifiées Fovu pour une place africaine, et ensuite, remporter le soulier d’or de meilleur buteur ». A l’entendre, il n’est pas question de perdre ce titre, étant donné qu’il a inscrit ses 11 buts en quelques journées seulement. Ses poursuivants n’ont qu’à bien se tenir, prévient-il, mais c’est une concurrence qui augure de lendemains meilleurs pour le football national, « avant, on disait que le championnat camerounais n’avait plus de buteur, aujourd’hui, on retrouve au moins un classement de buteurs très serré ».

Ce n’est pas la première fois qu’il se retrouve à la première place du classement de meilleurs buteurs d’un championnat. « Alors que j’évoluais avec Bamboutos de Mbouda, j’ai tenu le titre de meilleur buteur pendant pratiquement cinq journées, mais ma saison a toujours été perturbé par des voyages et encore des voyages. Cette fois ci, les voyages ne vont pas me déconcentrer. Je vais essayer de tout donner, pour que le public sache que le meilleur buteur du championnat a commencé et il a fini au moins la saison, avant de me déplacer s’il plaît à Dieu ».

Arnaud Nsemen

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