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AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’Onu: Paul Biya peine Ă  dĂ©crire les problĂšmes du Cameroun

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Le chef de l’Etat  du Cameroun s’est exprimĂ© vendredi sur la question du terrorisme dans le monde. Revenant sur ce phĂ©nomĂšne dans son pays, il n’a donnĂ© aucune statistique pour le dĂ©crire.

Le prĂ©sident de la RĂ©publique du Cameroun se positionne en dĂ©fenseur de la paix. Dans son intervention Ă  la tribune de l’Organisation des Nations unies (Onu) vendredi, 22 septembre, Paul Biya s’est attaquĂ© aux facteurs qui entravent la paix dans de nombreux pays Ă  l’instar du Cameroun, et qui, de ce fait, freinent leur dĂ©veloppement. Au nombre de ces Ă©lĂ©ments : le terrorisme.

Durant son exposĂ©, le chef de l’Etat a prĂ©sentĂ© quelques chiffres pour illustrer l’impact de ce phĂ©nomĂšne. il a ainsi citĂ© les 292 morts dans enregistrĂ©s dans l’attentat de Bagdad en juillet 2016, les 130 personnes dĂ©cĂ©dĂ©es Ă  Paris Ă  la suite des attaques de novembre 2015. Revenant sur le cas spĂ©cifique du Cameroun, il n’a pas Ă©tĂ© en mesure d’avancer quelques chiffres, mĂȘme approximatifs sur les victimes de la secte terroriste Boko Haram.

« MaĂŻduguri, Kolofata, Fotokol…Que de morts sans noms, sans visages… Le nombre de victimes de la secte terroriste Boko Haram dans le Bassin du Lac Tchad est estimĂ© Ă  2 000. Le Cameroun et les pays voisins font face Ă  cette secte qui, chaque jour, renouvelle ses mĂ©thodes et tactiques. La lutte contre Boko Haram appelle Ă  une mobilisation gĂ©nĂ©rale accrue si nous voulons en finir avec le danger. II est mortel pour la paix. Nous attendons beaucoup, a cet Ă©gard, de la venue, dans la rĂ©gion du Lac Tchad, de la mission de haut niveau prescrite par le Conseil de SĂ©curitĂ© au secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Onu par sa rĂ©solution 2349« , a-t-il dĂ©clarĂ©.


Sur un tout autre plan, les difficultés du président avec les chiffres se sont ressenties sur la question des réfugiés au Cameroun. Les déclarations du président sont restées vagues sur la situation de ces personnes qui se sont réfugiées dans le pays afin de sauver leurs vies. « Le Cameroun qui accueille sur son sol des milliers de réfugiés centrafricains et nigérians, voit combien ils se sentent blessés, martyrisés et menacés dans leur existence », a-t-il souligné.

Le Cameroun fait face, depuis 2014, Ă  des attaques rĂ©pĂ©tĂ©es de la secte islamiste Boko Haram. Dans un Ă©lan renouvelĂ© de violence, elle a tuĂ© plus de 158 victimes depuis avril et les blessĂ©s se comptent par centaines. Mais, les consĂ©quences de ses actions sont aussi Ă©conomiques. Les multiples attaques de Boko Haram paralysent l’agriculture et l’Ă©levage dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord. A cĂŽtĂ© de cela, s’ajoutent d’Ă©normes pertes infligĂ©es aux populations locales dans des incendies provoquĂ©s par les terroristes. Toutes choses qui poussent des familles Ă  quitter prĂ©cipitamment leurs foyers respectifs et favorisent la faim dans cette partie du pays et dans la rĂ©gion du Bassin du Lac Tchad.  C’est ainsi que plus de 59 000 rĂ©fugiĂ©s centrafricains et nigĂ©rians sont accueillis au Cameroun. Le gouvernement, appuyĂ© par le HCR, encadre Ă©galement plus de 96 000 dĂ©placĂ©s internes.

 

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