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Assemblée Générale des Nations Unies: Ouverture des débats

Plusieurs chefs d’Etats et de gouvernement ont pris la parole à la tribune des nations unies

Plaidoirie pour le multilatéralisme
« Les États-Unis sont prêts à ouvrir un nouveau chapitre de la coopération internationale », a déclaré le Président des États-Unis pour sa première apparition à un débat général de l’Assemblée. En insistant sur la coopération internationale, Barack Obama a joint sa voix à celles des 29 autres chefs d’État et de gouvernement qui se sont succédés à la tribune pour souligner que cette session se déroule à un moment crucial compte tenu des problèmes posés par les changements climatiques, à la veille de la Conférence de Copenhague, et la prolifération nucléaire. La structure de la paix mondiale ne peut être le travail d’un seul homme, d’un seul parti ou d’une seule nation, a reconnu le Président américain. Cette paix, a-t-il dit, doit se fonder sur la coopération du monde entier. « Nous avons le devoir d’inventer un monde nouveau où les folies d’hier ne seront plus possibles », a continué dans le mêmes sens le Président de la France, Nicolas Sarkozy. il a dénoncé l’obstination des grandes puissances «à essayer de régler les problèmes du XXIe siècle avec les instruments et les idées du XXe siècle ».

Aucun développement envisagé sans protection du climat
Le Secrétaire général de l’ONU a présenté son rapport intitulé «Redonner vigueur au multilatéralisme». il y a invité les États Membres à « se mettre à la hauteur d’une situation exceptionnelle ». Insistant, en particulier, sur la menace des changements climatiques, Ban Ki-moon a entendu Barack Obama promettre que les États-Unis n’allaient plus « trainer les pieds ». Tout effort, a-t-il cependant prévenu, doit impliquer les économies émergentes les plus pollueuses qui peuvent faire plus pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, sans pour autant compromettre leur croissance.
Une position en partie contestée par le Président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva. Pour ce dernier, les pays en développement ne peuvent se voir imposées des charges qui ne sont pas uniquement les leurs. Le Président français a, une nouvelle fois, défendu l’idée de la taxe carbone aux frontières, car, a-t-il dit, c’est la seule condition pour que nul ne puisse tirer profit d’un dumping environnemental. Son homologue de la Bolivie, Evo Morales Ayma, a proposé la création d’un « tribunal de justice climatique », tandis que le Président de l’Assemblée générale, Ali AbdussalamTreki a suggéré que l’organe qu’il préside devait faire preuve de leadership dans ce domaine.

S’attaquer aux problèmes de l’armement
S’attaquant à la question du désarmement, le Président de la Fédération de Russie, Dmitry Medvedev a salué « les ajustements annoncés par les États-Unis dans leur système de défense antimissiles qui sont un pas significatif dans la bonne direction ». Le Premier Ministre du Royaume-Uni, Gordon Brown, a proposé la mise sur pied d’un « grand deal mondial » qui tienne compte des droits et des devoirs des États nucléaires et non nucléaires. Il s’est également dit prêt à parrainer la création d’une banque de l’uranium. Si la République populaire démocratique de Corée et la République islamique d’Iran, a prévenu le Président américain, choisissent d’ignorer les normes internationales, ils devront être tenus responsables de leurs actes. En misant sur la passivité de la communauté internationale, les dirigeants de l’Iran commettent une « tragique erreur », a insisté le Président français, alors que le Chef d’État iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a affirmé être en faveur de « l’élimination de toutes les armes nucléaires, chimiques et biologiques ».

Kadhafi spectaculaire, mais aussi favorable au multilatéralisme
Cette première journée du débat général a été marquée par la première intervention de Muammar Al-Kadhafi, Chef de l’État libyen, qui est monté à la tribune de l’Assemblée générale pour la première fois en 40 ans de règne. Dans un discours de plus d’une heure et demi, le Président de la Libye a fait mine de déchirer la Charte de l’ONU, pour dénoncer le fonctionnement du Conseil de sécurité. Il a annoncé la présentation prochaine de sa propre proposition de réforme. Au-delà du coté spectaculaire de son passage, dans les délégations on s’accorde à admettre que le guide libyen n’est pas totalement démesuré.
Le débat général de l’Assemblée générale se poursuit ce, jeudi 24 septembre. Jusque les crises que connaît le continent africain n’ont été soulevées que sommairement.

Siège des Nations unies, à New-York
www.un.org/fr)/n
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