Politique › Institutionnel

Atanga Nji : « On ne peut pas parler à ceux qui remettent en cause l’unité nationale »

Le ministre Paul Atanga Nji (C) Droits réservés

L’Etat du Cameroun mène un dialogue sur la crise anglophone, a indiqué dimanche le Minat, qui était invité dans Actualité Hebdo sur la Crtv. Selon lui, les séparatistes n’y sont pas conviés.

Paul Atanga Nji, l’auteur de la célèbre phrase choc « il n’existe pas de problème anglophone au Cameroun », ne pense pas à revoir ses positions sur la crise socio-politique qui paralyse le Nord-Ouest et le Sud-Ouest depuis plus d’un an. Favorable à la poursuite du dialogue « institutionnel » dont il est le meneur en sa qualité de ministre de l’Administration territoriale, celui-ci ne voit pas l’opportunité d’y inclure les sympathisants de la cause sécessionniste.

« Le dialogue inclusif, c’est un mot, à mon avis, qui n’a pas de sens. Il y a un dialogue qui est exercé dans un cadre institutionnel. Dialoguer c’est discuter avec ceux qui ont un mandat, ceux qui peuvent faire des propositions valables. Ce sont les chefs traditionnels, les évêques, les pasteurs, les députés, les sénateurs, les hommes politiques. On ne peut pas parler à ceux qui ont tenté de briser l’unité nationale, à ceux qui veulent remettre en cause l’autorité de l’Etat. On leur dit qu’ils n’auront jamais les moyens de combattre un Etat. Ils ne peuvent pas le faire, c’est impossible », a-t-il déclaré dans une interview dans Actualité Hebdo, une émission diffusée en direct dimanche sur la Cameroon radio and television.

Le Minat reprécise ainsi la position du gouvernement sur le déroulement d’un dialogue autour de la crise anglophone. Une démonstration en avait déjà été faite en mars dernier lorsque Paul Atanga Nji, achevant une tournée dans le Nord-Ouest, avait appelé les combattants sécessionnistes à se reconvertir sans ouvrir des perspectives pour leur réintégration sociale.

Fervent défenseur du chef de l’Etat camerounais, Paul Atanga Nji soutient que les ressortissants anglophones ont de tout temps bénéficié de la confiance du président Paul Biya, en témoignent les nombreuses nominations d’anglophones dans le gouvernement. «Mais aux élections présidentielles  de 1992 qu’est-ce qu’on a eu? Moins de 2% en faveur du chef de l’Etat [dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, Ndlr]. Mais Achidi Achu a été maintenu Premier ministre. Si politiquement vous ne répondez pas, alors le chef de l’Etat est en train de vous réhabiliter continuellement », a indiqué le Minat qui rejette toute idée de marginalisation des anglophones au Cameroun.

 

 

 

 

 

 

 

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