Politique › Judiciaire

Atangana Kouna sur sa « fuite » : « je voulais changer de vie, sortir de l’enfer »

Basile Atangana Kouna : " Je voulais décompresser"

L’ancien ministre de l’Eau et de l’Energie a donné sa version des faits sur son évasion en mars 2018.

 Basile Atangana Kouna était devant les juges du Tribunal de première instance de Yaoundé-centre administratif pour répondre des faits d’ « émigration clandestine » qui lui sont reprochés. C’était le 3 janvier dernier.

D’après le journal Kalara, qui rapporte les minutes de cette comparution, l’ancien cador du gouvernement  du Cameroun rejette les accusations de fuite. « Si je voulais fuir, je ne laisserais pas tout mon argent dans mes comptes bancaires et ma famille ici, explique-t-il. J’allais à un rendez-vous médical en France ».

L’ex-ministre défend que depuis 2006, il va en France chaque mois de mars pour raison de santé. Et en mars 2018, il devait subir une opération chirurgicale. Il avait d’ailleurs, selon lui, adressé une demande de sortie du pays, quelques semaines avant d’être limogé du gouvernement.

« J’étais devenu un citoyen ordinaire. Je n’étais plus soumis à l’autorisation de sortie préalable de ma hiérarchie », excipe l’ancien ministre.

 Il ajoute : « pour des raisons de commodité, j’ai choisi la route. Je voulais la discrétion. Je voulais changer de vie, sortir de l’enfer de l’acharnement médiatique ».

Quelques semaines après la sortie du gouvernement, le 2 mars 2018, et alors même que des indiscrétions sur sa future arrestation pour détournement de deniers publics enflent, Basile Atangana Kouna est cueilli au Nigéria. Ceci après avoir traversé la moitié du pays incognito.

L’ancien ministre, aujourd’hui incarcéré à la prison de Kondengui à Yaoundé, parle d’un « voyage normal » avec son chauffeur particulier, son majordome et un gendarme.

La drôle de troupe va prendre la route du Nord. Et tout le monde s’arrêter à Guider (région du Nord). Basile Atangana Kouna va poursuivre son voyage avec son majordome uniquement.

Sur le visa d’entrée au Nigéria, l’ex ministre répond qu’il n’en avait pas besoin. Ses deux passeports (diplomatique et ordinaire) lui donnaient le droit d’entrer au Nigeria. Ceci en vertu d’une convention de libre circulation entre le Cameroun et ce pays voisin.

A la question de savoir pourquoi un trajet si complexe pour se rendre en France, Atangana Kouna lâche : « C’était mon choix. Je pouvais aller à pieds. C’était pour décompresser. Je voulais d’abord rendre visite à un ami au Nigeria. Après la France, je devais ensuite aller en Afrique du Sud ».



À LA UNE


SondageSorry, there are no polls available at the moment.
Retour en haut
error: Contenu protégé