Politique › Institutionnel

Attaque de Bakassi: La réaction du gouvernement camerounais attendue

Le nouveau coup de force aurait entrainé des prises d’otages dont celui du sous-préfet de Kombo A Bedimo

Un sous-préfet porté disparu
La réaction des autorités camerounaises est toujours attendue, face à une nouvelle attaque d’une des localités de Bakassi, dans la nuit du dimanche 6 au lundi 7 février 2011 dernier. Selon des sources médiatiques concordantes, deux gendarmes auraient été tués et plusieurs personnes dont un sous-préfet enlevées. Une attaque qui semble-t-il a été revendiquée par l’Africa Marine Commando. Si la nouvelle se confirmait, ce serait la première fois depuis qu’ils ont fait entendre parler d’eux, que ce groupe qualifié de pirate par le gouvernement camerounais et de rebelles par d’autres, s’en serait pris directement à une autorité administrative camerounaise. Jusqu’ici, le groupe s’est illustré dans l’attaque de bateaux ou de plateformes pétrolières appartenant à des étrangers. Le groupe n’a pas encore officiellement revendiqué l’attaque. Pour le gouvernement camerounais, la gestion de la crise pourrait s’avérer difficile. Au cours des attaques précédentes, de gros groupes pétroliers ou des pays puissants étaient concernés. Le 12 septembre 2010 dernier, ses hommes ont enlevé huit marins étrangers dans un bateau belge. Revendiquant l’attaque, ils avaient formulé le v u de discuter avec le président Paul Biya du Cameroun, en personne. Nous avons 10 combattants Ijaw actuellement détenus à la prison de Buéa au Cameroun. Nous exigeons leur libération inconditionnelle et immédiate, faute de quoi nous allons continuer à mettre la pression sur le Cameroun. Le meilleur moyen de pression pour nous ce sont les prises d’otages, et elles ne vont pas cesser, avait prévenu un membre du groupe.

Depuis trois ans, les attaques en mer et enlèvements – souvent attribués par les autorités camerounaises à des «pirates» – se sont multipliés au large de la péninsule de Bakassi, région marécageuse de 1.000 km2, difficile d’accès, potentiellement riche en pétrole et gaz. Selon certains témoignages, de nombreuses attaques infructueuses se déroulent à chaque fois sur des côtes ou aux larges des côtes camerounaises. Pourtant cette nouvelle situation pousse à s’interroger sur le degré de pertinence de la stratégie de défense des côtes camerounaises. En 2008, des personnes qui n’ont jamais été clairement présentés au public, avaient pris d’assaut la ville côtière de Limbe. Ils avaient immobilisé tout le système sécuritaire, avant de s’enfuir avec un coffre fort dont le montant jusqu’ici reste inconnu. D’un autre côté, on s’interroge aussi sur les véritables motivations de l’Africa Marine Commando, qui aurait revendiqué l’attaque. De sources sécuritaires, il existerait de liens étroits entre les Africa Marine Commando et les Bakassi Freedom Fighters, le principal mouvement qui a mené et revendiqué plusieurs attaques armées dans la péninsule de Bakassi. Visitant le Cameroun En juin 2010, le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-Moon avait promis l’appui des Nations unies pour sécuriser la zone. En mars 2010, l’armée avait inauguré après 17 ans d’efforts, une route reliant la ville de Mundemba, chef-lieu du département du Ndian (dont dépend Bakassi) et Akwa justement. La route était censée désenclaver la région mais aussi faciliter la sécurisation de la zone.

Bakassi, au large du Cameroun et du Nigéria, théâtre des attaques
journal du Cameroun)/n

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