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Attaque d’un village camerounais, la présidence centrafricaine accuse Abdoulaye Miskine

Selon Guy Simplice Kodégué, l’attaque de Gbiti (Est Cameroun) est l’oeuvre des éléments de la rébellion du Front démocratique du peuple centrafricain

Le porte-parole de la présidence a précisé que devant cet acte odieux qui a entraîné la mort des ressortissants d’un peuple frère et ami de la Centrafrique, le gouvernement centrafricain tient à rassurer les autorités camerounaises que des dispositions seront prises pour traquer les éventuels auteurs, co-auteurs, complices où qu’ils se trouvent sur le territoire centrafricain, afin d’endiguer la racine du mal (.) A ceux qui attisent le feu de la discorde et de la haine et qui incitent les uns et les autres à marcher dans le sens du génocide, je voudrais rappeler que la répression ne les épargnera pas. Il a par ailleurs rappelé que : les services de renseignement centrafricains ont été alertés du projet d’agression qui se tramait, impliquant, toute proportion gardée, les forces négatives se réclamant d’Abdoulaye Miskine. Diligence a été faite au gouvernement camerounais tendant à l’informer sur ce projet funeste quatre jours à l’avance

Membre fondateur de l’ex-coalition rebelle de la Séléka, le FDPC est un mouvement politico-militaire centrafricain qui a finalement choisi de rester à l’écart, pour des raisons non expliquées qui suscitent des interrogations, de la prise du pouvoir de Michel Djotodia le 24 mars à Bangui. Au moment de cet épilogue de la bataille armée contre le régime de François Bozizé, son leader Abdoulaye Miskine, auquel une place a pourtant été accordée au sein des institutions de la transition politique dans le pays, avait préféré se replier avec ses hommes à la frontière camerounaise. Déclaré blessé lors d’affrontements avec les combattants de la Séléka quelques temps après, il sera soigné à Bertoua, la principale ville de la région de l’Est du Cameroun.

Sept personnes dont cinq assaillants, un soldat et un civil camerounais ont été tuées dans l’attaque de la localité de Gbiti samedi, selon le bilan officiel établi par le ministère camerounais de la Défense. Les autorités du Cameroun ont attribué la responsabilité de cette attaque où une dizaine d’autres assaillants ont été faits prisonniers, aux ex-rebelles de la Séléka (au pouvoir à Bangui).


malijet.com)/n
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