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Attaque d’une brigade de gendarmerie: les sept disparus retrouvés vivants

Quatre soldats et trois policiers camerounais déclarés disparus, après l’attaque survenue dimanche à l’Extrême-Nord, ont été retrouvés vivants lundi, annoncent des sources militaires

Quatre soldats et trois policiers camerounais déclarés disparus après l’attaque d’une brigade de gendarmerie attribuée à Boko Haram dans la nuit de dimanche à lundi dans la région de l’Extrême-Nord ont été retrouvés vivants dans la journée du 27 juillet 2015, annoncent des sources militaires.

Des combattants de la secte islamiste nigériane à bord de sept motos ont attaqué et incendié à l’aide de lance-roquettes aux environs de 2h (01h GMT) la brigade de gendarmerie d’Afadé, localité proche de la frontière nigériane, avant de repartir sans riposte des forces de défense et de sécurité camerounaises prises au dépourvu, a expliqué sous couvert d’anonymat l’une de ces sources jointe lundi par Xinhua.

Le bilan de cette attaque fait en outre état de deux détenus tués et deux véhicules de l’armée brûlés.

Un petit nombre d’unités des services de sécurité étaient en service dans ce poste du dispositif opérationnel de lutte contre la secte islamiste nigériane. Elles ont battu en retraite face à l’ampleur de l’attaque. Quatre soldats et trois policiers ont été déclarés disparus dans un premier temps et ont refait surface lundi dans la journée.

Afadé est une localité située sur la ligne de front constituée le long de la frontière nigériane dans l’Extrême-Nord en marge de la guerre que le Cameroun a entrepris de mener depuis plus d’un an contre Boko Haram, après une série d’attaques armées et des prises d’otages enregistrées dès 2013.

L’attaque de la brigade de gendarmerie de cette petite ville est le signe d’une multiplication des assauts de Boko Haram, que l’on disait affaiblie par l’offensive de la coalition formée du Cameroun, du Tchad, du Nigeria et du Niger.

Samedi soir, un attentat-suicide attribué à une petite fille âgée d’environ 12 ans a causé environ 25 morts dont elle-même et plus de 80 blessés à Maroua, la principale ville de l’Extrême-Nord, selon le dernier bilan communiqué par des sources hospitalières.

Trois jours auparavant, deux jeunes filles s’étaient fait exploser au marché central de la même ville, causant plus de 20 morts et plus de 30 blessés. Elles-mêmes faisaient aussi partie des victimes.


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