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Attentats de Kerawa: le gouvernement fait le bilan et invite à doubler de vigilance

Face à la presse jeudi, le ministre de la Communication a parlé d’une vingtaine de morts et d’une centaine de blessés suites aux attaques survenues dans l’Extrême-Nord du pays

Kerawa, petite localité frontalière du Nigeria dans le département du Mayo-Sava, région de l’Extrême-Nord, a été la cible d’un double attentat jeudi, 03 septembre 2015, perpétré par la secte islamiste Boko Haram. Dans la soirée, le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, a rencontré la presse pour faire le point de ces actes qui surviennent cinq semaines après les derniers du genre enregistrés dans la région de l’Extrême-Nord.

Double attentat au marché du mil et des arachides
«Deux attaques ont eu lieu au marché. La première attaque a eu lieu aux environs de 11 h30. Une jeune dame qui portait la bombe l’a fait exploser au marché du mil et des arachides. Malheureusement, de valeureux compatriotes ont perdu la vie, et beaucoup d’autres ont été blessés. Au moment où les autres cherchaient à se mettre à l’abri, fuyaient dans cette zone d’attaque, c’est le moment mis à profit par un autre qui portait une bombe et l’a fait exploser. Là également, beaucoup de nos compatriotes sont tombés» a souligné Issa Tchiroma Bakary.

Bilan des attaques
«Au total, nous déplorons une vingtaine de morts et 145 blessés». Face à cette situation, le ministre de la Communication a lancé un appel: «Je voudrais au nom du président de la République, S.E. Paul Biya, présenter mes condoléances aux familles si durement éprouvées. Je voudrais rassurer ces familles que le sacrifice consenti par leurs enfants ne sera pas vain».

Mesures prises
Le ministre de la Communication a indiqué que «les autorités administratives, les forces de défense et de sécurité ont fait appel au corps médical qui se trouvait dans les parages: médecins sans frontières, ceux du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, les médecins militaires, les médecins civils. Toutes les dispositions ont été prises par nos forces de défense et de sécurité pour apporter aux blessés les soins dont ils ont besoin pour que leur vie ne soit pas en danger».

Issa Tchiroma Bakary, au nom du chef de l’Etat, a salué «le courage chevaleresque de nos populations qui, parfois au péril de leur vie, défient Boko Haram, soit pour neutraliser ses éléments, soit pour transmettre des informations aux autorités militaires ou civiles. C’est grâce à cela que beaucoup de leaders de Boko Haram sont arrêtés et mis hors d’état de nuire. Ils seront présentés devant nos tribunaux, parce que dans l’Etat de droit, il est question qu’ils aillent répondre de leurs forfaits».

Appel à plus de vigilance
Issa Tchiroma Bakary a indiqué qu’«il faut doubler de vigilance. Nous devons redoubler d’efforts car, c’est quand un adversaire est en train de périr qu’il devient dangereux. Ce sont des lâches. C’est la raison pour laquelle Boko Haram livre une guerre asymétrique en se servant de petits enfants comme armes.»

Cas de M. Ahmed Abba, correspondant de RFI en langue haoussa qui serait détenu par les autorités camerounaises
En évoquant cette situation, le Mincom a déclaré: «Nous entretenons des relations cordiales avec RFI. Au lendemain de l’arrestation pour investigation de ce journaliste, j’ai eu à m’entretenir avec les journalistes de RFI. Cette chaîne ne saurait accepter que son nom soit associé ni de près de loin à une aventure quelconque». «Pour l’instant, nous nous trouvons dans la phase d’investigations. Laissons aux forces de défense et de sécurité, à la justice civile et militaire de continuer les investigations. Si ce Monsieur est reconnu innocent, il va recouvrer la liberté.», a conclu Issa Tchiroma Bakary.


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