Politique › Institutionnel

Au Cameroun, neuf personnes décapitées et plus d’une vingtaine enlevée

Le drame s’est produit jeudi soir lors d’une attaque des éléments de la secte Boko Haram à Kerawa, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun

Au moins neuf personnes sont mortes décapitées et plus d’une vingtaine d’autres enlevées lors d’une attaque des éléments présumés de Boko Haram, survenue jeudi soir, 22 octobre 2015, à Kerawa, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, où quatre attaques distinctes avaient eu lieu la veille, rapportent des sources sécuritaires.

Une quarantaine de jihadistes présumés armés à moto et à cheval ont fait irruption dans cette localité proche de la frontière nigériane où ils ont commis des violences meurtrières pendant environ deux heures, entre 16H00 et 18H00 (15H00 et 17H00 GMT), sans une quelconque résistance, à cause de l’arrivée tardive des forces de défense et de sécurité sur les lieux, selon des sources communautaires.

En dehors de plus d’une vingtaine de personnes kidnappées, le bilan de l’attaque fait état de « neuf personnes égorgées, dont deux petites filles, quatre femmes et trois hommes âgés, qui ont refusé d’être enlevés. C’est inimaginable, l’attaque a eu lieu en pleine journée et les assaillants sont repartis en direction du territoire nigérian, sans être inquiétés, après avoir aussi incendié plus d’une vingtaine de cases en paille », a témoigné l’une de ces sources.

L’information a été confirmée par des sources informelles au sein des forces de défense et de sécurité camerounaises, qui se retrouvent sur différents fronts suite à la résurgence ces derniers temps des attaques armées pourtant en net recul pendant plusieurs mois de Boko Haram dans cette partie du territoire national, connue pour ses frontières poreuses.

La veille déjà, ces troupes dont les effectifs se sont accrus avec l’opérationnalisation en cours de la Force multinationale mixte du Bassin du lac Tchad (CBLT) dédiée à cette lutte ont réussi à repousser un groupe de combattants présumés du groupe terroriste à Kolofata, autre localité de l’Extrême-Nord où une dizaine de personnes ont été tuées dans un double attentat-suicide mi-septembre.

C’est le contraire de l’attaque de Dolo qui a fait environ neuf morts au cours de la même nuit. Parmi les victimes, figure un jeune militant politique du nom d’Ali Slimane, président de la sous-section de l’Organisation des jeunes du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (OJRDPC, branche du parti au pouvoir dédiée à la jeunesse), et du secrétaire particulier du lamido (autorité traditionnelle) Maman Adji, lui-même réfugié à Mora.

A Achigachia et Gréa, l’on annonce aussi respectivement le massacre de deux et trois personnes mercredi soir.

Comme cela s’est observé la plupart du temps jusqu’ici, aucune de ces attaques n’a été revendiquée, mais les soupçons des autorités et de l’armée sont dirigés vers Boko Haram, qui se distingue par ailleurs par des attentats-kamikazes, de plus en plus aussi répétés depuis juillet dans l’Extrême-Nord.


Droits réservés)/n


L’Info en continu
  • Cameroun
  • Afrique & Monde
Toute l’info en continu
À LA UNE


SondageSorry, there are no polls available at the moment.
Back top
error: Contenu protégé