Politique › Judiciaire

Au Cameroun, toujours pas de preuves trois ans après le début du procès de Vamoulke

Amadou Vamoulké ©Droits réservés

L’ancien directeur de la CRTV est en détention à la prison centrale de Yaoundé pour des faits de détournement de derniers publics. Il comparait de nouveau au TCS le 28 août prochain, après vingt renvois d’audiences.

Le procès d’Amadou Vamoulke, ancien directeur de la Cameroon Radio and Television (CRTV) reprend le 28 août 2019, après vingt renvois. La procédure judiciaire « s’éternise », décrie Reporters sans frontières pour qui, « Amadou Vamoulke est poursuivi officiellement pour détournement de fonds, non pas à des fins personnelles, mais au seul profit de la CRTV ».

Amadou Vamoulke a été arrêté puis écroué à la prison centrale de Yaoundé le 29 juillet. Il lui est précisément reproché d’avoir gonflé les montants de la redevance audiovisuelle estimée de 2,8 milliards de Francs CFA. Il a toujours affirmé pour sa défense qu’il ne pouvait manipuler un compte logé au Trésor public.

Il est par ailleurs poursuivi pour un détournement présumé de 595 millions de Francs CFA débloqués par la CRTV pour la mutuelle des personnels de la direction générale des impôts suivant un accord signé dans les années 2000 entre les deux structures. Amadou Vamoulke avait suspendu les paiements consacrés par cet accord en 2006, soit un après sa nomination. Amadou Vamoulke plaide non coupable.

« L’accusation n’a fourni ni preuves, ni témoins pour soutenir son accusation. Sur la forme, depuis deux, le tribunal a déjà largement dépassé le délai de neuf mois dans lequel il est censé rendre sa décision. Dans le fond, l’accusation fait durer le procès, fautes de preuves », dénonce Reporters sans frontières à l’occasion de ce troisième anniversaire particulier.

Selon ce mouvement de défense des droits des journalistes, la justice devrait « immédiatement » libérer Amadou Vamoulke. Lequel, souligne-t-il, s’est fait connaitre pour son engagement en faveur de « la dépénalisation des délits de presse au Cameroun » d’un « journalisme de service public véritablement indépendant », entre autres.



À LA UNE


SondageSorry, there are no polls available at the moment.
Retour en haut
error: Contenu protégé