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Au Cameroun, un média panafricain accusé d’attaquer la première Dame

Au Cameroun un média panafricain est accusé d’avoir attaqué Chantal Biya dans une édition de son journal à paraitre dans quelques jours.

A la Une d’un numéro attendu en kiosque le 17 février prochain, Jeune Afrique parle de la première Dame du Cameroun avec un titre peu évocateur à première vue : « Cameroun: madame la présidente ».

Au-dessus du titre, le journal panafricain a fait un petit lead pour résumer ce qui sera présenté dans l’article: « A l’ombre de son époux, la première dame, Chantal Biya développe avec méthode ses réseaux d’influence. Nominations, disgrâce,  promotions, limogeages…Du palais d’Etoudi aux galas de charité, enquête sur une quadra redoutée-et trop longtemps sous-estimée »

Seulement à la lecture de ce qui précède, les partisans de la première Dame crient déjà au complot évoquant une pratique du « Black market ».  Une pratique qui semble courante dans les médias africains selon des proches de l’épouse de Paul Biya. Evoquant les coûts énormes d’impression et de distribution des magazines, ils voient déjà une main cachée derrière cette « manigance ».

Pour eux, Jeune Afrique use de la pratique pour supporter les coûts d’impression du journal. Cette fois, « Chantal Biya semble être la cible ».

« Prenez la prochaine édition de Jeune Afrique (à paraître le 17 février 2019, ndlr) – et analysez-là. Il s’agit d’une attaque violence et ad hominem, contre la Première Dame du Cameroun et contre certaines personnalités politiques qualifiées d’influentes », a indiqué sous anonymat une personne proche de la première Dame.

« Pourquoi une telle attaque ? Pourquoi des articles aussi violents ? Pourquoi maintenant ? », S’interroge-t-elle avant de trouver que la réponse à ces questions se trouve ailleurs, car dit-il, « il y a une personne dernière cette campagne, à la frontière de la diffamation, de la manipulation, et de la propagande ».

Cette personne verserait « 40,000 ou 50,000 dollars à des journalistes pour publier des fausses enquêtes. Ils « enquêtent », écrivent, vous font relire, et publient leur article – avec vos opinions dedans ».

Notre interlocuteur accuse l’opposition d’avoir essayé d’utiliser cette pratique pour intenter un « coup d’Etat ».

Selon lui, « Jeune Afrique est connu pour ces pratiques-là ».  « Plusieurs sources, au Cameroun, au Gabon, au Congo et en Algérie, confirment avoir été approchées par des journalistes (présumés, ndlr) de ce média », ajoute-t-il.

Comparée à Grâce Mugabé, l’ancienne première dame du Zimbabwe,  Chantal Biya est accusée à tort ou à raison de travailler en coulisses pour décider qui gouvernera au Cameroun.

Certains y voient souvent même une main cachée de cette dernière dans la nomination de personnalités au Cameroun.



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