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Au moins cinq morts dans des violences tribales en RCA

A l’origine de ce conflit, des disputes entre anti-Balaka et des Sélékas au sujet du site de déplacés de la base Sangaris à Bambari

Au moins cinq personnes ont trouvé la mort dans de nouvelles violences inter-communautaires à Bambari (Centre-est), a indiqué lundi, un responsable local de la Mission onusienne (Minusca).

Plusieurs accrochages ont opposé, au cours de la semaine écoulée, des éléments anti-Balaka (milices chrétiennes) à des Sélékas (milices musulmanes) autour du site de déplacés de la base Sangaris (opération militaire française) à Bambari et dans le village voisin « Liwa », a précisé le chef du bureau local de la Minusca, Dimitri Zlatsko.

« Ces accrochages ont fait au moins cinq morts », a-t-il ajouté, soulignant que « le bilan évoqué par certains médias est exagéré ». Des médias locaux et étrangers ont, en effet, rapporté lundi que le regain de violences intercommunautaires à Bambari a fait, au moins une quinzaine de morts.

Ce regain de violence vient rompre une accalmie de plusieurs mois, les dernières violences intercommunautaires d’envergure, survenus également à Bambari, remontent au mois d’août dernier, avec un bilan d’au moins dix morts.

Les motifs exacts de ces nouveaux accrochages sont toujours inconnus, des versions diverses ont cependant été relayées par des sources locales.

Regrettant de telles violences alors qu’un Pacte de non-agression a été signé, fin décembre, entre anti-Balaka et Séléka, le chef du bureau de la Minusca, a affirmé que le calme s’est désormais rétabli dans la région.

Il a, enfin, indiqué que la Minusca va poursuivre ses efforts à la faveur de la réconciliation nationale en RCA et afin de permettre au pays « d’aller paisiblement vers le second tour des élections législatives », prévu le 27 mars.

Durant les trois années qu’a duré le conflit en RCA, la ville de Bambari a été l’une de celles qui ont le plus souffert de violences inter-communautaires. Situation qui a généré une division de la ville en deux parties : les musulmans d’un côté de la rive qui sépare Bambari et les non musulmans de l’autre.


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