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Aux grands artistes; des grands départs: Le monde  » PARA-NORMAL » aurait eu raison de Charles Atéba Eyene:

Richard Gatchoko

Il n y a que les larmes pour accepter ton départ, il n y a que nos pleurs pour voir en ta mort l’espoir d’une jeunesse s’évaporer dans le « paranormal » que tu as toujours combattu. Mais enfin, il a eu raison de toi, il t’a lâchement abattu, loin de tes idées, loin de ton courage à vouloir établir le « normal » dans un pays où le chef a ouvert un marigot du « paranormal » pour broyer une jeunesse camerounaise au bout du désespoir.

Ta voix a été depuis ton engagement en tant progressiste au sein d’un parti politique conservateur celle des sans voix et surtout celle de ceux qui murmurent plus bas et n’ont jamais eu le courage de lever le ton. Dans tous les cas, la jeunesse camerounaise et le Cameroun retiendront de toi les multiples chantiers de la construction d’une société normale. L’exemple le plus visible reste la guerre que vous (avec tes amis) meniez jusqu’à ta mort contre les sectes et les progrès mystiques dans notre société.

Tu as été de ceux qui ont choisi de combattre sur place. tu étais de ceux qui, sans avoir peur ont donné la force à une jeunesse restée muette et cloîtrée dans la peur pendant plusieurs années. Tu as, avec tes amis Pascal Messanga Nyamding, Eric Mathias Owona Nguini, Claude Abe, Bernard Njonga et Roger Chantal Thulé, redonné à la jeunesse camerounaise le goût au débat et à la redistribution des idées nobles et démocratiques dans la société camerounaise. Vous avez lutté pour la Normale.

Tes sorties médiatiques touchaient plus d’un. Vivre comme toi, c’était donner sa vie pour sa Patrie. Parler comme toi était osé, vraiment osé dans un pays comme le nôtre où depuis 1960 une génération de gérontologues a confisqué le pouvoir pour lui, pour ses propres fils et ne cesse de s’armer jour après jour pour préserver le  » Paranormal » au détriment de la mère patrie qui meurt petit à petit. Le courage qui était le tien, a réclamé haut et fort les valeurs de la nation telles que : la gouvernance normale, le fondement de la justice et surtout la gestion normale des biens de notre Nation, restera à jamais dans nos c urs. Tu as cultivé en nous le pouvoir du courage, les racines des combats nobles et surtout les germes de notre propre construction sociale. Charles Atéba est décédé et puis quoi encore? Charles Atéba n’est plus. Mais vive Charles Atéba, vive son combat !

Nous sommes et nous serons tous des Charles Atéba, nous continuerons le combat. Repose en paix mon frère. Que le Seigneur tout puissant te garde et t’accorde un repos éternel dans le monde « Normal » que tu as toujours prôné. Je finirai par te dire au revoir par cette phrase du célèbre écrivain français Victor Hugo que tu as rejoint dans le  » Normal » : » tu n’es plus là où tu étais; mais tu es partout où nous sommes »

Richard Gatchoko Youaleu
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