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Avant ADP, les autres principaux aéroports français déjà privatisés

Avant le groupe Aéroports de Paris (ADP), dont la privatisation se heurte à une procédure de référendum d’initiative partagée (Rip), les autres grands aéroports français ont été cédés au secteur privé depuis 2015.

Le Conseil constitutionnel a validé jeudi la proposition de Rip de parlementaires opposés à la privatisation d’ADP, ouvrant la voie à un long processus, inédit en France, pouvant conduire à la consultation de la population sur le sujet.

Nice-Côte d’Azur

En octobre 2016, 60% du capital de la société Aéroports de la Côte d’Azur, qui exploite l’aéroport de Nice et les sites de Cannes-Mandelieu et Saint-Tropez, ont été cédés par l’État français au consortium de droit italien Azzurra Aeroporti (groupe Atlantia de la famille Benetton et EDF Invest), jusqu’en 2044.

Les participations de l’État dans le premier aéroport de France, hors Ile-de-France, sont vendues pour près de 1,2 milliard d’euros. Cette privatisation est inscrite dans la loi Macron de 2015, comme celle de Lyon Saint-Exupéry.

Le département des Alpes-Maritimes a lui aussi vendu 4 des 5% qu’il détenait dans la société au consortium franco-italien.

Lyon-Saint-Exupéry

Les 60% détenus par l’État dans les Aéroports de Lyon ont été cédés en 2016 à un consortium français constitué par les sociétés françaises Vinci Airports, Predica et par la Caisse des dépôts.

Pour le quatrième aéroport du pays, ce consortium a déposé une offre de concession de 535 millions d’euros, qui a été accordée jusqu’en 2047.

Après des bras de fer avec les actionnaires locaux sur les modalités de cette cession, celle-ci n’est aujourd’hui plus remise en cause par les collectivités et la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) locale, qui possèdent près de 40% du capital.

Toulouse-Blagnac

La société Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB) a vu 49,9% de son capital vendus à la holding chinoise Casil en avril 2015, sur les 60% détenus par l’État, suscitant encore aujourd’hui de vives contestations.

La privatisation partielle du troisième aéroport français, hors Ile-de-France, négociée à près de 300 millions d’euros, avait été arbitrée par Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie.

Début 2018, l’État a décidé de garder une part de 10,01% sur laquelle la holding chinoise avait une option.

La Cour des comptes a critiqué en octobre 2018 « un acquéreur dont le profil soulève des inquiétudes » quant à « son manque d’expérience en matière de gestion aéroportuaire », « son manque de transparence financière » et ses « liens avec la puissance publique chinoise ».

Le 16 avril, la cour administrative d’appel a annulé les décisions portant sur la sélection des candidats au rachat des parts détenues par l’État, sans pour autant remettre en cause le contrat de cession.

Le 7 mai, l’Agence des participations de l’État (APE) a annoncé que celui-ci allait se pourvoir en cassation devant le Conseil d’État, considérant que « le cahier des charges de la privatisation a bien été respecté ».

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