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Avant la Cop21, vivons la Cop360 arrondissement de notre pays

Par Vincent Sosthène Fouda, président national du Mouvement Camerounais Pour la Social-Démocratie (MCPSD)

Chers compatriotes, Cher ami / Chère amie avant la COP21, vivons la COP10 de nos régions et celle de 360 arrondissements de notre pays. Quelle est la position du MCPSD au sommet de la COP21 ? Après avoir pris part comme observateur au sommet de Copenhague en 2009, avec les résultats que nous connaissons tous à savoir un accord sans ambition et sans contraintes sur la limitation de la production des gaz à effet de serre mais aussi l’éternel débat entre Etats pollueurs et pays pauvres, le Sommet de Paris ne se conclut pas sur plus d’avancée sur la protection de l’environnement notamment en matière de déforestation pour les pays du Sud et le transfert des technologies non polluantes.

La planète est en danger certes, mais le danger n’est pas quand nous levons les yeux au loin vers des horizons qui nous restent à explorer. Le danger est devant nos portes, devant notre incapacité à traiter nos déchets ménagers au quotidien, quand nous sommes incapables de gérer la pollution que génère l’utilisation de nos véhicules dont l’âge et l’entretien sont toujours incertains. Le constat est là, un dérèglement climatique et une dégradation de notre espace de vie que nous pouvons tous constater. Nous entendons alors nos agriculteurs se plaindre « de ne plus avoir des saisons ». La montée des eaux de la mer, le manque de canalisation du ruissellement des eaux des pluies nous interpellent.

Oui, les enfants d’aujourd’hui ne sont pas responsables des changements climatiques que nous connaissons aujourd’hui ou que nous avons connus hier. Et pourtant, ce seront eux et leurs propres enfants qui devront vivre avec ses conséquences – des phénomènes météorologiques extrêmes aux sécheresses et aux inondations, en passant par la recrudescence de certaines maladies. En sommes-nous suffisamment conscients ? En parlons-nous suffisamment dans nos programmes scolaires ? Notre politique gouvernementale en tient-elle compte ?

Les changements climatiques sont indéniables et nous n’avons plus le temps d’en débattre. Il est urgent pour nous de relever ce défi.

Qu’avons-nous fait après la rupture de la digue de Maga dans l’Extrême-Nord du pays ? 60 000 de nos concitoyens ont été touchés par les inondations dans l’Extrême-Nord du pays en 2012, suivant les chiffres des Nations Unies et 85 000 en 2014 avec des épidémies de choléra. Dans la région du Littoral, de nombreuses familles se sont retrouvées sans logement en septembre 2015 comme le souligne un article de Nana Paul Sabin dans la Nouvelle Expression du 1er septembre. Avons-nous suffisamment réfléchi dans et pour l’amélioration de l’habitat urbain dans notre pays ? Que faisons-nous quand le Mfoundi sort de son lit ? Que faisons-nous contre les feux de brousses qui détruisent l’écosystème ? Que faisons-nous quand les eaux de nos rivières sont empoisonnées ?

Au Mouvement Camerounais Pour la Social-Démocratie, nous rassemblons et partageons nos idées avec tous les acteurs impliqués dans les politiques environnementales. Nous faisons des propositions aux ONG, nous attirons l’attention de nos gouvernants et invitons les camerounais à nous faire confiance pour conduire une véritable politique environnementale dans notre pays.

A l’international, nous pensons que les nations riches, les pays qui émettent le plus de gaz à effet de serre, doivent redoubler d’effort pour réduire l’émission de ces gaz. Au mouvement Camerounais Pour la Social-Démocratie, nous sommes opposés à l’achat des espaces à polluer par les pays riches. Il n’y a aucun droit de polluer car la planète nous est commune, elle n’appartient pas plus aux riches et moins aux pauvres.

Nous sommes au bout de la COP21, le Mouvement Camerounais Pour la Social-Démocratie, met sur pied une plateforme de travail afin de rassembler toutes les approches créatives susceptibles de moderniser notre pays et de préserver notre environnement. Nous nous fonderons sur des données scientifiques.

Au Mouvement Camerounais Pour la Social-Démocratie, nous pensons que le moment d’agir n’a que trop tardé. Les différents gouvernements qui se sont succédés au Cameroun, ont accordé très peu d’importance à la préservation de nos côtes, à l’habitat, à la lutte contre la déforestation, à la préservation de notre écosystème. C’est un bloc, nous devons le prendre à bras le corps dans une politique décennale, en mettant sur pied des villages pilotes seule capable de nous permettre d’évaluer les efforts accomplis.

Nous devons ouvrir notre expertise à la sous-région car aucun pays n’est capable de résoudre ce problème à lui tout seul. Si nous échouons, ce seront nos enfants et petits-enfants qui devront en assumer les conséquences.

Chers concitoyens, voilà la position de notre parti, nous vous tendons la main, c’est ensemble que nous devons sauver notre planète.


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