Politique › Institutionnel

Bakassi: Informations contradictoires sur les otages

Le groupe Bakassi freedom fighters dément la mort d’un otage suite à une attaque de ses positions qu’il attribue à l’armée nigériane.

La tension a baissé d’un cran lorsque certains medias ont relayé le 06 novembre 2008, les propos du « commandant » Ebi Dari, leader du mouvement rebelle Bakassi freedom fighters (Bff). Ebi dari affirme que les dix otages détenus par son groupe sont vivants et conseille vivement au gouvernement camerounais de négocier au lieu d’entrer dans la logique guerrière du Nigeria.
Pourtant, la veille, le 05 novembre 2008, le même leader du Bff déclarait qu’un otage français avait été tué suite à une attaque des positions du groupe rebelle. Attaque que le « commandant » Ebi Dari attribuait à l’armée nigériane avec le soutient des français dont plusieurs ressortissants sont détenus. Cependant, à en croire l’agence d’informations Reuters, un autre leader du Bff, le « général » Basuo, a déclaré qu’un des otages français avait été touché mais qu’il avait survécu après avoir été considéré comme mort. Par ailleurs les autorités nigérianes et camerounaises démentent toutes implications dans ces « attaques ».

Depuis la nuit du 30 au 31 octobre 2008, dix personnes de plusieurs nationalités (camerounais, sénégalais, tunisien, français) sont enlevées sur les eaux territoriales camerounaises dans la zone de Bakassi. Ces personnes se trouvaient à bord d’un navire pétrolier affrété par le groupe Total. Le groupe qui revendique cet acte se fait appelé Bakassi freedom fighters. Il réclame des négociations avec le gouvernement camerounais relativement au traitement des habitants de la zone de Bakassi en majorité peuplée de nigérian. Le Bakassi freedom fighters de même le conseil de défense et de sécurité du delta du Niger (Cdsdn) s’opposent à la rétrocession le 14 Août 2008 de la péninsule de Bakassi au Cameroun. Un conflit opposait en effet ce pays et son voisin le Nigeria sur la paternité du territoire riche en ressources halieutiques et minières. La souveraineté de Bakassi est définitivement reconnue au Cameroun le 10 octobre 2004, suite à une longue procédure devant la cour internationale de justice de la Haye.

Malgré cette décision de l’instance judiciaire internationale, la zone demeure très instable au plan sécuritaire.


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