Politique › Institutionnel

Bakassi : On reparle de la Commission mixte

La 23ème session de cette instance consacrée à la démarcation de la frontière terrestre et maritime s’ouvre ce jour à Yaoundé.

La question de la démarcation de la frontière terrestre et maritime entre le Cameroun et le Nigeria faisait déjà partie des requêtes adressées par le Cameroun lors de la saisine de la Cour internationale de Justice de La Haye pour trouver une solution définitive au différend frontalier avec son voisin nigérian. Soit une distance d’environ 1800 km pour ce qui est de la frontière terrestre. Une tâche à laquelle s’attelle encore la Commission mixte mise sur pied par le secrétaire général des Nations Unies et dont les travaux de la 23ème session s’ouvrent ce jour dans la capitale camerounaise.

Si l’agenda de la rencontre de Yaoundé n’a pas été rendu public, il convient d’indiquer d’après l’un des experts de la Commission que nous avions joint en août dernier après la signature le 14 août 2008 à Calabar au Nigeria du Formulaire de retrait définitif de l’administration et des forces de police nigérianes de la péninsule, qu’au cours de leurs travaux, les experts des deux pays, sous l’égide de l’Onu feront le point de l’évolution de l’opération de démarcation de la frontière qui consiste en la pose des bornes principales tous les 5 km et des bornes secondaires tous les 500 mètres. Une opération rendue extrêmement difficile en raison du mauvais état des voies de communication dans les zones concernées, les experts étant appelés à effectuer de longues distances à pied. Un peu plus d’un millier de kilomètres avaient déjà pu faire l’objet de démarcation de la part des experts sur le terrain. Ceux-ci devraient avoir dépassé la zone de Ngaoundéré dans la province de l’Adamaoua.

Il faut indiquer que les travaux de la 23ème session de la Commission mixte entre le Cameroun et le Nigeria interviennent au moment où les autorités camerounaises sont à la recherche de financements pour lancer le développement de la péninsule. Des projets pour un financement de l’ordre de 245 milliards de francs ont été présentés il y a trois semaines à Yaoundé par le Comité de coordination et de suivi des projets prioritaires à réaliser dans la région. Mais il s’avère indispensable aujourd’hui de penser d’abord à la sécurisation des frontières, non seulement le long de la frontière commune, la récente attaque de personnes non identifiées qui ont pris en otage la ville de Limbé il y a une dizaine de jours étant là pour rappeler que le Cameroun a encore fort à faire pour la sécurisation de ses frontières restée jusque là extrêmement poreuses. Une opération qui devrait être envisagée sur l’ensemble des frontières de notre pays.

Les mêmes difficultés de cohabitation revenant souvent avec des pays comme la Guinée Equatoriale, le Gabon et même la République centrafricaine du côté de l’Est. Une manière de mettre les générations futures à l’abri des mêmes problèmes.
Les travaux de Yaoundé seront conduits par l’Algérien Saïd Djinnit, représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu pour l’Afrique de l’Ouest, et président de la Commission mixte.


un.org)/n
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