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Bamenda: les autorités appelées à rouvrir la radio Hot Cocoa

Le Comité pour la protection des journalistes demande que soit annulée immédiatement la suspension de la station de la radio émettant à Bamenda et dont les locaux ont été aussi fermés

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a appelé les autorités camerounaises à annuler immédiatement la mesure de suspension de la station de radio indépendante Hot Cocoa 94 FM, qui émet à Bamenda, dans le Nord-ouest et dont les locaux ont été aussi fermés mardi, 10 janvier 2017.

Selon le communiqué transmis à la PANA, le gouverneur de la région, Adolphe Lele Lafrique, a ordonné aux responsables de Hot Cocoa, la suspension de toute activité jusqu’à nouvel ordre pour des motifs d’incitation à la désobéissance civile, lors d’une émission à lignes ouvertes évoquant la grève des enseignants de la région, a rapporté au CPJ, le responsable de la station, Gédéon Taka.

Le représentant du CPJ pour l’Afrique de l’Ouest, Peter Nkanga, a relevé que cette suspension de la station de radio Hot Cocoa faisait partie intégrante d’une volonté permanente de passer sous silence les manifestations de mécontentement des Camerounais anglophones.

« Les autorités devraient autoriser la reprise immédiate des activités de la station de radio et cesser de censurer les informations », a soutenu M. Nkanga.

Le CPJ souligne que le ministère camerounais de la Communication a adressé, en décembre dernier, aux stations de radios et de télévisions privées, une circulaire interdisant tous débats sur la situation socio-politique ambiante dans la région anglophone.

Selon le CPJ, la suspension de Hot Cocoa est la dernière d’une série de tentatives d’étouffer les reportages et les commentaires sur la crise politique, en rappelant depuis décembre 2016, la suspension d’une douzaine de journaux et de radiodiffuseurs, l’interdiction permanente de parution de trois journaux et l’exercice du métier de journaliste pour les éditeurs et la sanction infligée à une douzaine de journalistes.

La région anglophone du Cameroun a été secouée par des manifestations de colère des habitants dénonçant une marginalisation du pouvoir central. Quatre personnes ont été tuées après la dispersion par la Police d’une manifestation à Bamenda.


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