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Barack Obama attendu pour une première visite en Afrique francophone

Le président américain et son épouse devraient faire un «Come Back Home» d’une semaine avec de fortes perspectives de stratégies politico-économiques

Le président américain Barack Obama effectuera à partir du 26 juin 2013 une visite sur le continent africain, a indiqué la maison blanche (Présidence américaine) le 21 mai 2013 à Washington DC. Monsieur Obama qui sera accompagné de son épouse effectuera sa visite la plus longue (une semaine) sur le continent d’origine de son père. En 2009 il avait effectué une visite de chef d’Etat d’un jour au Ghana, entre deux visites (la Russie et l’Italie). Cette visite qui devrait aussi être marquée par la présence pour la première fois du président Obama dans un pays de l’Afrique francophone. Et comme pour ses prédécesseurs (Georges Bush en 2003 et Bill Clinton en 1998) c’est le Sénégal qui a été choisi. Barack Obama devrait aussi visiter la Tanzanie et logiquement l’Afrique du sud, la première économie de la région. Répondant à une de nos interviews, l’ambassadeur Robert P Jackson des Etats Unis au Cameroun avait prédit cette visite. «Je dois dire que le président Obama n’a fait que deux voyages en Afrique et c’était durant les six premiers mois de son mandat. Je crois que l’initiative peut se renouveler en Afrique francophone mais aussi en Afrique lusophone ou anglophone. Je suis convaincu de cette visite parce que j’ai évoqué le sujet avec lui directement. Il a dit qu’il va revenir en Afrique pour voir comment les efforts déployés sur le terrain ont avancé. Pour l’heure, aucun voyage n’est en préparation à ma connaissance mais l’analyse que je viens de faire et le fait que l’Afrique reste une préoccupation sur plusieurs domaines sont des indicateurs qu’il pourrait bientôt revenir et peut-être plus qu’une fois» avait-il déclaré au sujet d’une probable visite du président américain en Afrique Francophone.

Une visite qui se dessinait
Sur les objectifs de ce voyage la maison blanche est restée peu disserte, mais des experts du Foreign Policy Blog semblent avoir quelques idées. Déjà ce sera la deuxième rencontre officielle du président américain avec des leaders africains depuis le début de l’année 2013 après celle peu médiatisée de février dernier à Washington DC où il avait reçu les présidents du Sénégal, du Malawi, de la Sierra Leonne et du Cape vert. Il leur avait promis «Nous nous reverrons très bientôt à Pretoria j’espère». Mais au-delà d’une simple promesse faite à ses homologues, la diplomatie américaine toute entière semble avoir véritablement changé à l’égard de l’Afrique. Recevant des journalistes internationaux dont un du Cameroun lors d’une visite internationale dans le cadre de liberté de la presse dans le monde Tara Sonenshine la sous-secrétaire d’Etat américain à la diplomatie et aux affaires publiques a annoncé d’importants changements dans les relations entre l’Afrique et les Etats-Unis. «Concernant le président Obama et l’Afrique, je ne veux pas faire des prédictions mais vous allez bientôt voir de nombreux engagements se produire dans les prochains mois, à l’endroit des jeunes leaders africains. Il y aura de plus en plus de programmes de renforcement au sein du continent. Je pense vraiment que le temps est venu pour nous de porter plus d’attention à l’Afrique. Je ne le vois pas pour demain, mais pour aujourd’hui même» avait-t-elle indiqué. De nombreux experts affirment que l’arrivée de John Kerry le nouveau chef de la diplomatie américaine (qui s’exprime bien en français) considéré comme favorable à un renforcement de la présence américaine sur le continent est un indicateur de ce changement évoqué par madame Soneshine.

Barack Obama attendu pour une première visite en Afrique francophone
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Des objectifs plus complexes
Mais d’autres soucis urgent la visite du président américain sur le continent noir et sont d’avantage d’ordre de stratégie économique. Les Etats Unis perdent du terrain en Afrique non pas seulement en raison de son nouveau rival la Chine, mais aussi du fait que le continent diversifie ses partenariats avec des pays émergeant possédant une compétitivité pertinente, comme L’inde, le Brésil, la Russie et la Turquie, qui ont fait forte impression lors du cinquième sommet des BRICS. De plus des pays comme la Chine, la Russie et la Turquie développent ou améliore des plateformes d’échanges commerciaux avec le continent, alors même qu’on ignore si le président Obama prolongera la loi américaine des opportunités d’affaires avec l’Afrique (AGOA) qui s’achève en 2015. Une deuxième raison qui semble fortement justifier la visite du président Obama est celle de réexpliquer aux leaders africains son Doing Business With Africa. L’Amérique conformément à sa logique ne souhaite pas être en marge des opportunités que représente l’Afrique pas seulement du point de vue des minerais, mais également en terme de consommation des biens et services. Officiellement cependant, l’administration Obama refuse être en compétition avec un quelconque pays estimant que les besoins et les opportunités de l’Afrique ne peuvent être comblés par un seul pays. Le président Obama devrait aussi discuter de sécurité notamment avec les crises maliennes, centrafricaines et l’instabilité permanente en République Démocratique du Congo. Le président Obama devrait être accompagné au cours de sa visite d’un ensemble de personnalités proche du dossier Africain dans l’administration américaine, mais aussi des hommes d’affaires voulant investir sur le continent.


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