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Barrage de Lom Pangar : A quand le début des travaux ?

La société EDC, maître d’ouvrage, a signé une autre convention pour superviser des études sur l’exécution du projet

Un accord Pour des études supplémentaires
Les autorités camerounaises ont signé un autre accord ce mardi 15 février 2011, dans le cadre de la réalisation du projet de construction d’un barrage à Lom Pangar (Est du Cameroun) avec le bureau d’étude Coyne et Bellier, un cabinet d’étude français, spécialisé dans l’ingénierie conseil, pour la réalisation de gros travaux de construction. Les deux parties étaient représentées respectivement par le Dr Théodore Nsangou, pour le Cameroun, et Erkan Tekirdaglioglu, Directeur général de Coyne et Bellier pour sa société. Selon les autorités camerounaises, l’objectif de ce contrat est de superviser des études sur l’exécution du projet, superviser les travaux sur le site, aider l’autorité d’exécution pendant et après le projet ainsi que de renforcer les capacités du personnel de EDC. Le coût, 9,8 milliards de FCFA pour une durée de 62 mois. L’objectif de cet accord selon les autorités camerounaises est de booster le démarrage effectif des travaux sur le site. On relèvera ainsi, que le groupe français GDF Suez est activement rentré dans le projet Lom Pangar. La société Coyne et Bellier, nouveau partenaire au projet, est depuis février 2009, rentré pleinement dans la capital de Tractebel Enginiering, son bureau d’étude (GDF). A ce jour le niveau d’avancée sur le projet Lom Pangar reste inconnu du public. Le président Biya a très souvent mentionné entre autres grands projets, la construction du barrage de Lom Pangar, comme un élément clé de la relance énergétique au Cameroun. Pourtant, aucune date annoncée pour le démarrage des travaux n’a été respectée. Si les travaux ne démarrent pas en 2010, le Cameroun sera économiquement et socialement paralysé, avait déclaré Michael Tomdjio, le ministre de l’Energie et de l’Eau, lors du lancement d’un atelier de reformulation des études environnementales sur le projet. Mais il avait aussi précisé que tout cela dépendait du calendrier politique. A EDC, on se refuse tout commentaire sur le sujet. Nous ne sommes pas autorisés à faire des commentaires au public, fait-on savoir du coté de la communication.

Un retard qui devient considérable
Mais de toute évidence, les travaux effectifs ne pourront pas démarrer avant sept mois au moins. Au mois de mars 2010, alors qu’il présentait le chronogramme du projet lors d’une réunion, le directeur général de la Electricity Development Corporation (EDC), avait fait savoir que certaines étapes intermédiaires et importantes devaient être effectuées avant. il s’agit de la construction d’un parc de recasement de la population des gorilles affectés par le projet, le lancement des travaux de construction de la cité devant abriter les logements de l’entreprise qui va construire le barrage, et le recrutement d’une ONG qui va appuyer le processus d’indemnisation des populations. Première phase qui devait durer un minimum de trois mois. Cette phase devrait être suivie par le démarrage des travaux de réhabilitation de la route Bertoua – Deng-Deng, en même temps que ceux relatifs à la construction du pont sur le chantier. Une étape très importante, pour éviter des retards éventuels causés par les risques d’embourbement. Une autre préoccupation est le passage du barrage de Lom Pangar sur le tracé du pipeline Tchad-Cameroun, qui devra être adapté. Enfin interviendront les consultations publiques au cours desquelles les populations pourront réagir et donner leurs avis pour que ce projet démarre sans heurts. Deux étapes au moins n’ont pas encore été respectées, la construction du Pont et l’adaptation du Pipeline dont les réalisations étaient assujettis à la réunion des financements y afférents, dans le cadre de l’emprunt obligataire seulement bouclée en fin 2010. Enfin les consultations publiques, dont l’accord semble avoir seulement été signé ce mardi. Le barrage de Lom Pangar selon des experts proches du pouvoir, se présente comme l’un des projets déclencheurs et structurants du troisième cycle d’industrialisation du Cameroun. On lui attribue une capacité de retenue d’eau estimée à 7,250 milliards de mètres cubes, sur une superficie de 540 km2. Il devrait revaloriser et restructurer la Sanaga et les capacités de production d’énergie des barrages de Song loulou et d’Edéa pourront ainsi augmenter de 170 mégawatts sans le moindre investissement additionnel.

Image futuriste du barrage de Lom Pangar
Journalducameroun.com)/n

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