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Basket-Ball: Fin du camp Luc Mbah a Mouté

Durant trois jours, 50 jeunes basketteurs ont participé à l’initiative Basketball without borders parrainé cette année par le joueur international camerounais

50 jeunes pour 5 places
Le joueur de basket-ball camerounais Luc Mbah à Mouté qui évolue dans le championnat professionnel américain a parrainé du vendredi 23 juillet au dimanche 25 juillet 2010, au palais des sports de Yaoundé, le camp de basket portant son nom. Ce camp est une des activités de la ligue professionnelle de basketball américaine(NBA) sous l’appellation « Basket without borders ».

Le fait d’avoir moi-même émergé à partir d’un camp comme celui-ci, revêt pour moi une signification importante. En plus du fait que cela m’a donné l’opportunité d’être aujourd’hui un joueur de la NBA, le camp de basketball de 2003 auquel j’ai participé a gravé en moi les valeurs telles que le travail en équipe, la discipline, en même temps que la constante préoccupation pour ma santé et pour l’éducation.
Luc Mbah à Mouté

Appuyé par des entraineurs locaux, le camp de basket Luc Mbah à Mouté a connu la participation de cinquante jeunes camerounais. Nous leurs avons appris des fondamentaux qui à priori peuvent sembler inutiles ou évidents, mais qui en réalité font très facilement la différence lors d’un match, mais aussi nous avons aussi mis l’accent sur le comportement sur le terrain, et la façon de l’aborder, a déclaré pour sa part François Nyamb, un expert franco camerounais du Paris Levallois, associé à l’organisation. Luc Mbah a lui-même participé au programme de formation, intervenant très souvent pour expliquer une technique ou un comportement à un jeune.

Satisfaction des organisateurs
Cinq joueurs seront retenus et participeront au grand regroupement du « basketball without borders » qui aura lieu à Dakar au Sénégal. Dans l’ensemble, les organisateurs ont été satisfaits. C’est un sentiment de satisfaction, parce que nous nous rendons compte que les jeunes ont assimilé des gestes que nous leur avons appris le matin, on les a vus essayer de les mettre en application lors des matchs d’exhibitions sur le terrain a déclaré Hervé Ibama, directeur exécutif du camp, et récent vainqueur de la coupe du Cameroun avec l’équipe Condor. En réalité peut être qu’il a manqué pour ce camp plus de communication. Nous avons travaillé avec des encadreurs locaux pour des grand ensembles régionaux du cameroun, nous pensons que pour la prochaine édition, c’est un aspect des choses que nous allons essayer d’améliorer a rajouté M. Ibama. Satisfaction aussi de l’expert franco camerounais François Nyamb. Je trouve que le basket camerounais a beaucoup de potentiel en terme de joueurs. Ils sont physiques, techniques, mais surtout ils ont l’envie de jouer et de gagner; je pense pour ma part que ce qui manque au cameroun c’est l’encadrement; si les autorités consentent à mettre les moyens sur le basketball, je suis prêt à parier que même l’Angola ne devrait pas constituer une difficulté pour le Cameroun a-t-il déclaré.

50 prétendants pour 5 places
Journalducameroun.com)/n

Les autorités invitées à plus de soutien
Hervé Ibama le directeur du camp en a profité pour revenir sur les problèmes que connait le basketball au cameroun. C’est difficile pour les entraineurs qui comme nous ne sont pas passé par l’INJS, nous ne sommes pas rapprochés par les autorités, moi par exemple j’ai gagné déjà plusieurs titres au Cameroun, mais les autorités ne nous donnent pas la chance de pouvoir partir expérimenter les compétitions internationales; c’est pareil pour les joueurs. Lorsqu’il y a une compétition, on appelle des joueurs déjà professionnels. Ce qu’on ignore c’est que ces joueurs ont pour la plupart débuté ici au cameroun, et ont simplement bénéficié des conditions favorables pour exprimer leur talent. Je pense donc que si les autorités nous soutiennent nous sommes capables de faire des bonnes choses a déclaré M. Ibama qui a été un des entraineurs formateurs de Luc Mbah à Mouté. Une position partagée par François Nyamb. Il existe des possibilités, mais nous avons besoin pour cela que les pouvoirs publics locaux nous soutiennent, en organisant par exemple ce genre de rencontres. Moi par exemple je suis là pour la formation, mais aussi pour le compte du Paris Levallois, qui souhaiterait avoir une idée du potentiel sur place. Autrement que dans un regroupent, c’est difficile d’avoir une idée précise. C’est vrai que jouer en France c’est difficile, mais il existe une possibilité qui est offerte aux jeunes joueurs. S’ils sont formés 4 ans dans une structure française, ils ont le droit de jouer en national une mais pour ça il faudrait avoir l’occasion de les rencontrer a-t-il affirmé. Le super camp de basketball sera organisé cette année et pour la première fois à Dakar au Sénégal. 60 jeunes joueurs retenus pour leur combativité et leurs aptitudes à assimiler le jeu s’y retrouveront pour quelques jours de formation. A l’issue de cette formation, certains seront retenus pour les centres de formation américains.


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