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Bassin du Congo: Pays membres et partenaires ensemble pour la préservation des forêts

Ils ont produit une déclaration commune pour garantir le progrès en matière de REDD+, mais il n’y a pas d’engagement chiffré

Les pays d’Afrique centrale et leurs principaux partenaires sur la préservation du Bassin du Congo, ont décidé le 07 décembre 2011, et en marge du sommet de Durban sur les changements climatiques, de stimuler les progrès réalisés dans le cadre de la mise en uvre du mécanisme de réduction des émissions de carbone liées à la déforestation et la dégradation des forêts, généralement connu sur le nom de code REDD+. Comme objectif dans ce contexte, ces pays se sont résolus à accélérer la mise en uvre du mécanisme, dans le but ultime de gérer durablement les écosystèmes forestiers, en vue de stabiliser le couvert forestier et réduire les émissions de carbone. Ceci en tenant compte des besoins de développement dans la région d’une part, et d’autre part en renforçant la promotion et la mise en uvre de la REDD+ dans le Bassin du Congo. Nous, pays d’Afrique centrale membres de la COMIFAC soutenant la présente Déclaration, nous soulignons notre volonté de faire avancer le processus de la REDD+, chacun selon ses capacités et sa situation spécifique, et reconnaissons la nécessité de renforcer les capacités et de mettre en place les institutions propices là où elles font aujourd’hui défaut, peut-on lire dans le communiqué.

Pour leur part, les pays partenaires se sont engagés à augmenter progressivement et faisant monter en puissance le niveau global de l’aide technique et financière disponible pour le développement et la mise en uvre des stratégies REDD+ des pays d’Afrique centrale selon des modalités transparentes, durables, prévisibles, axées sur les résultats et compatibles avec le budget national et des processus d’appropriation. Le mécanisme REDD+ a été mis en place au Mexique en 2010, lors des négociations sur le climat. Elle a pour principal objectif d’apporter un soutien financier aux pays concernés, afin qu’ils assurent la préservation de leurs forêts. A l’échelle mondiale, on estime encore, que la déforestation tropicale contribuait à hauteur de 15 à 20% aux émissions totales de gaz à effet de serre, participant ainsi au réchauffement de la planète et au changement climatique. Dans les discours officiels de certains Etats africains, on continue de penser être uniquement des victimes innocentes et collatérales des conséquences qui pourraient survenir en raison des changements climatiques.

Les populations autochtones: un argumentaire spécieux
On notera toutefois, que la déclaration ne présente pas d’engagements chiffrés avec des objectifs clairs de réduction de déforestation ou de préservation de forêts. Pour les pays du bassin du Congo, l’enjeu est de taille. La plupart d’entre eux, sont dotés sur le plan économique, de capacités de production assez faibles. La forêt constitue généralement une des trois principales sources de devises dont ils ont besoin pour financer leur développement. A côté de cela le développement de l’Agro-business et la multiplication des zones d’exploitations minière , sont un sérieux handicap à la mise en place pertinente du processus REDD+. Au lieu d’approfondir la réflexion sur ces principales questions, les parties prenantes et les Etats concernés en premier lieu, préfèrent souvent mettre l’accent sur l’action des populations autochtones vivant dans ces forêts. Celles-ci, dont l’impact sur la forêt est presque nul en raison de leurs habitudes de consommation, sont placées à l’avant-garde du processus.

Un challenge difficile à couvrir pour les 24 millions de personnes qui vivent dans les forêts et qui n’ont pas toujours les moyens intellectuels de défendre leurs droits. Lorsqu’on s’oppose à ce qu’on coupe le bois jusque dans nos habitations, les patrons font intervenir la police qui nous chasse en prétendant que nous n’avons pas de titre foncier a expliqué un Pygmée vivant dans la zone de Djoum au sud du Cameroun. La position des partenaires au développement est tout aussi complexe. Certains d’entre eux dans le but de soutenir le programme d’intégration sous-régional, vont financer la construction d’une route qui va relier Douala à Brazzaville (Congo), en passant par Djoum. Or des experts estiment qu’en même temps que cette route va désenclaver la sous-région, elle va aussi faciliter la déforestation déjà présente dans la zone avec l’exploitation du bois et les industries de fer qui vont y prospérer.


journalducameroun.com)/n


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