Culture › Musique

Ben Decca reçoit la médaille d’officier de l’Ordre et de la valeur

Richard Bona, lui aussi convié, était absent, mardi à Yaoundé, à la cérémonie organisée en l’honneur de ces deux artistes camerounais, par le gouvernement

Le bassiste camerounais de renommée internationale Richard Bona était absent, mardi, 15 décembre 2015, à Yaoundé, la capitale de son pays, à la cérémonie d’attribution d’officier de l’Ordre et de la valeur organisée en son honneur par le gouvernement.

Une lettre d’excuses de l’intéressé, vivant aux Etats-Unis et qui a prétexté « un empêchement pour une affaire familiale », a tout de même été lue pendant ladite cérémonie à laquelle un autre musicien local, Ben Decca, était également médaillé.

La veille, pourtant, Richard Bona a longuement glosé sur les réseaux sociaux, remerciant le ministre des Arts et de la Culture, Narcisse Mouelle Kombi, et son staff cette pour cette «reconnaissance officielle. Et surtout du travail de briefing fait ces derniers jours» à son endroit pour le persuader de venir.

«Ma contribution pour le Cameroun à travers le monde continuera. Cette année 2015 encore, 105 représentations… Malheureusement, je ne pourrais pas être avec vous demain..: Pourtant, gamin, ceci faisait partie de mes rêves… Etre décoré ? ? Chez moi ??… Je ne vais pas me mentir. Je suis triste… Mais aussi, dans mon intime conviction, je sais que j’ai raison», a-t-il écrit.

Détenteur d’un passeport et carte d’identité camerounaises valides, il a indiqué avoir «coulé une larme en annulant (s) on billet d’avion».

«Patriote, c’est construire avec conviction, courage, patience et sans peur, pour les autres. même s’ils tardent à saisir la portée du message», a philosophé l’artiste pour qui aucune loi ne pourra lui enlever son empreinte camerounaise, ni aujourd’hui ni demain.

In fine, Richard Bona conteste la disposition légale contre la double nationalité imposée aux citoyens de la diaspora, ainsi obligés de choisir un seul pays plutôt que d’avoir deux ou plusieurs passeports.

Ben Decca.
Droits réservés)/n

Le 29 octobre 2014, rappelle-t-on, le bassiste le plus demandé au monde avait déjà annoncé la couleur toujours sur les réseaux sociaux : «Malgré mon attachement inébranlable à mon pays, je dois prendre une décision qui n’engage que moi. Je n’y mettrai plus mes pieds tant qu’on me demande un visa d’entrée. A un moment, il faut être cohérent. En consultant les textes de mon pays, je ne suis plus Camerounais. Alors, je resterai ainsi cohérent avec la loi. Jusqu’à nouvel ordre.»

Il avait alors juré de ne plus participer à aucune manifestation officielle organisée dans son pays natal, comparant son statut à celui de plusieurs dirigeants camerounais possédant d’autres nationalités, mais qu’on laisse se prévaloir de la nationalité camerounaise au gré de leurs intérêts.

Il avait alors invité les dirigeants du pays à rester cohérents avec les textes de lois qu’ils votent : «Je dis et redis : incohérence avec la loi, c’est sans moi. Je ne suis pas tricheur… Amour du drapeau, oui mais pas dans le mensonge ! Un vrai patriote ne se cache pas… Et lorsqu’une loi devient à deux vitesses, il se lève et le dit tout haut.»

Richard Bona.
Droits réservés)/n

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